polars"Éthique en toc" est un épisode de la saga "Le Poulpe". Cet opus est le troisième écrit par Didier Daeninckx avec "Nazis dans le métro" et "La route du rom".

"Éthique en toc" est le sixième opus de la saga que je lis après "La petite écuyère a cafté", "Saigne sur mer ", "Arrêtez le carrelage","Nazis dans le métro", "Touche pas à mes deux seins".

Éthique en toc

Né comme le Poulpe le 22 mars 1960, l'historien lyonnais Pierre Floric est retrouvé mort à Caluire, dans la maison où fut arrêté Jean Moulin. Puis le ciel de la capitale des Gaules se charge des cendres des 400 000 livres brûlés dans l'incendie de la bibliothèque universitaire. Diplômes de complaisance, professeurs échangistes, concours truqués, le Poulpe secoue une ville qui perd ses facultés (éditions La Baleine).

Didier Daeninckx est un auteur d'extrême gauche, rien d'anormal dans la série "Le Poulpe", très ancrée dans l'anarchisme. Mais Daeninckx a aussi ses obsessions propres dont celles du révisionnisme et du nazisme.

C'était déjà le sujet central de l'opus "Nazis dans le métro", c'est encore le sujet de "Éthique en toc" avec cette histoire s'intéressant aux thèses révisionnistes acceptées et validées par certains agrégés d'Histoire et hauts responsables de région.

Comme je l'avais dit, je n'avais déjà pas été convaincu par "Nazis dans le métro" notamment à cause de certains raccourcis et des clichés utilisés par l'auteur.

Autant vous le dire tout de suite, je ne suis pas plus convaincu par cet opus. Si l'on excepte la difficulté de croire au suicide duquel découle le livre, du fait des raisons invoquées en fin d'ouvrage (je vous laisserai juge), l'ensemble, sans être déplaisant, est, là encore, parasité par les idées de l'auteur.

4Dans les défauts du livre on notera également ce personnage de Pierre Floric, "jumeau" de naissance de Gabriel Lecouvreur puisque né le même jour que lui et que Gabriel semble adorer (il ne cesse de rappeler qu'ils ont vécu je ne sais combien de jours ensemble en cellule) mais qu'il n'a pas vu depuis fort longtemps et qui, au final, ne laisse pas un grand vide dans sa vie.

Le lecteur aura bien le droit aux passages obligés de la série (bières, passages à tabac du poulpe, amis anarchistes...) mais le tout s'enchaîne mal et il semble que la machine manque un petit peu d'huile. Ou bien, ne suis-je pas touché par la plume de l'auteur, ce qui semble plutôt le cas vu les bonnes critiques de cet opus.

Au final, loin, pour moi, de l'excellence du premier opus de JB POUY, il me semble que Didier Daeninckx n'arrive pas totalement à s'épanouir dans le format court inhérent à la série et qu'il lui faut un petit peu plus d'ampleur pour développer ses histoires et ses obsessions.