taille-cerveau-653824Vous avez en tête votre histoire, vos personnages, vous êtes persuadé que le tout a un potentiel indéniable, il vous faut encore passer au stade de l'écriture, le plus difficile, vous semble-t-il.

Et, effectivement, au premier abord, aux premiers mots écrits, on se dit que la tâche va être rude et longue. Pour autant, il existe bon nombre de petites astuces pour vous permettre d'arriver jusqu'au point final.

La première et la principale demeure l'inspiration, la seconde, la motivation.

Il est difficile d'influer sur la première, si ce n'est de réfléchir sans cesse à son histoire, de maîtriser parfaitement ses personnages et de laisser son robinet à idées en permanence ouvert.

Pour la motivation, le meilleur moyen de l'entretenir c'est d'avoir une certaine hygiène d'écriture. Écrire vous entraîne à écrire, ce qui vous facilite l'acte d'écriture, vous permettant ainsi d'écrire plus, plus vite et mieux.

Bien évidemment, entre deux romans, vous pouvez toujours garder la forme en écrivant d'autres choses. Des nouvelles, des lettres à des amis, des articles sur un blog... mais attention, certaines de ces pratiques impliquent des tics d'écritures qui peuvent être nuisibles lors de l'écriture d'un roman et dont il est difficile de se débarrasser. Effectivement, il est évident que, naturellement, chaque jour, sans le vouloir et donc de manière inconsciente, même si parfois volontaire, vous écriviez des phrases polluées par des mots inutiles, souvent des adverbes, comme cette phrase ci, ce qui alourdit votre roman, il vous faudra alors repasser votre premier jet pour en purger un maximum ces parasites.

Cependant, écrire tous les jours est le meilleur moyen pour que, une fois lancé dans l'écriture d'un roman, vous parveniez jusqu'au bout de celui-ci.

Une autre tactique consiste à se forcer à écrire un certain nombre de mots par jour ou durant un certain temps chaque jour.

Pour les mots, en écrire 1000 par jour est déjà un bon début (surtout si votre premier jet est déjà bon). Sinon, vous pouvez vous astreindre à écrire durant deux heures par jour (à condition d'avoir suffisamment de temps pour vous).

Certains vous diront, je crois que c'est le cas de Stephen King, que l'auteur ne doit garder que 10% de sa production et donc en supprimer 90 %. C'est probablement le cas des auteurs qui foisonnent d'idées et qui écrivent plus vite qu'ils ne laissent décanter leurs histoires dans leur tête, mais si vous passez beaucoup de temps à réfléchir à votre histoire, aux passages que vous voulez écrire, avec un peu d'entrainement, vous pouvez aisément améliorer ce ratio.

Si se forcer à écrire chaque jour, un certain nombre de mots, peut vous aider à faire avancer les choses, par contre, il y a un effet néfaste possible, celui que votre cerveau, par réflexe pavlovien, finisse par envoyer un message de fin d'inspiration quand vous avez atteint le nombre de mots quotidiens. Vous remarquerez alors que, même si vous avez encore des idées, vous commencez à avoir de plus en plus de mal à les retranscrire sur papier.

Aucune méthode n'est donc parfaite et, pire, une même méthode ne marchera pas pour tout le monde. Aussi, difficile alors de donner de vrais conseils aux auteurs amateurs puisque chacun est différent, tant dans ses motivations pour l'écriture, que par son temps de libre, son but à atteindre, le genre qu'il veut écrire, le plaisir qu'il veut y prendre...

Vous l'aurez compris, donner des conseils d'écriture est un peu vain, et pourtant, c'est le quatrième article que je consacre à ce sujet. A vous, donc, de piocher dans tous les conseils, les miens comme ceux des autres, afin d'y trouver des astuces qui vous correspondent et qui fonctionnent pour vous.