41kMzeb73aLHaïku (Tome 2) fait immédiatement suite à Haïku (Tome 1), suite encore plus immédiate que le Tome 2 et le Tome 1 ne font qu'un seul et même roman que l'auteur ou, plutôt l'éditeur, a découpé en deux tomes pour pouvoir proposer le premier à un prix très attractif (0.99 euro) comptant sur le fait que ceux qui auront acheté le 1 achèteront le 2 à un prix moins attractif (3.49 euros).

Passons outre cette démarche commerciale et parlons un peu de ce Tome 2.

 

Haïku : Raphaël Larcher est un flic presque ordinaire, à qui l’existence n’a pas fait de cadeaux. Prématurément veuf, il a vu sa femme mourir à petit feu, de trop attendre une greffe qui n’est jamais venue.
Alors, quand il obtient sa mutation dans le sud de la France, son pays d’origine, c’est pour lui l’occasion de reconstruire un semblant de vie de famille avec sa fille, qui vit pour l’instant chez ses grand-parents. Hélas, il n’a pas posé un pied dans son nouveau commissariat d’affectation qu’un mafieux russe est sauvagement assassiné par un amateur d’opéra, d’arts martiaux… et de haïkus ! L’enquête va l’éloigner à nouveau des siens, et le faire voyager à travers toute l’Europe. Il n’en reviendra pas indemne.

Le Tome 1 s'arrêtait au moment où le lecteur commençait à faire connaissance avec Ivan, le méchant du livre, et qu'il apprenait les motivations de ce dernier.

Dans le Tome 2, Raphaël Larcher suit la piste du meurtrier et se retrouve au Japon. Il y fait la connaissance du Senseï du tueur et devient son élève (encore un point commun entre le héros et le méchant après l'opéra, les arts martiaux et les grosses cylindrées). Après une éducation martiale de courte durée (5 jours), mais devant lui permettre de rivaliser avec l'excellence au combat d'Ivan, Raphaël repart à la recherche de son ennemi qu'il affronte rapidement à la Scala de Milan. Ivan s'échappe, mais n'apprécie pas le revers et la violence va croître jusqu'à l'affrontement final.

photoPlus rythmé, ce deuxième Tome se lit d'autant mieux que l'on a déjà digéré les défauts que je dénonçais dans la critique du premier Tome.

Le style est présent, une écriture tout aussi cinématographique que la première partie du roman, mais qui souffre du même manque d'originalité et de scènes martiales tout aussi peu lisibles.

Au final, Haïku est un roman policier de bonne facture, bourré de bonnes intentions de la part de l'auteur (l'écriture cinématographique, le mélange des genres, le dépaysement...) qui possède de belles qualités, dont un style déjà présent et, surtout, l'excellente idée d'écrire un roman rythmé par une musique (l'opéra). Malheureusement, l'ouvrage souffre aussi de quelques défauts qui ne sont pas forcément rédhibitoires, mais qui fragilisent la lecture.

Malgré un manque d'originalité, des personnages bien trop proches pour que ce soit crédible, d'autres personnages bien trop secondaires, une fin un peu trop heureuse et un texte qui aurait mérité d'être un peu plus travaillé ainsi qu'un roman coupé en deux pour des raisons bassement commerciales, « Haïku » est un roman policier agréable qui se lit plutôt bien et qui donne envie de lire le prochain roman de l'auteur si tant est qu'il y ait un prochain roman, souhaitons-le.