désertLe moins que l'on puisse dire est que, avec un vendredi très arrosé, il était à craindre que les Vendanges Littéraires de Rivesaltes se déroulent sous la pluie et donc que l'évènement soit déplacé aux Dômes comme l'année précédente.

Heureusement, le samedi matin, le temps s'était levé et le soleil pointait le bout de son nez. La manifestation aurait lieu comme prévu sur la place du Général de Gaulle.

Du soleil, un peu de vent et pas grand monde, c'est ainsi que débutait cette première après-midi des Vendanges Littéraires.

Fût-ce l'absence d'un nom très médiatique lors de cette manifestation, au contraire des années précédentes (Bernard Pivot, Michel Onfray), le fait est qu'il n'y avait pas beaucoup de curieux et que les rares présents n'étaient là que pour s'intéresser aux auteurs primés et boudaient les stands des éditeurs pour préférer dépenser leur argent sur celui de la librairie Torcatis (chez qui étaient disponibles les livres primés).

Pas grand-chose à dire, donc, puisque rien ne s'est passé. Pas un seul badaud ne s'est arrêté à notre stand, par conséquent, il est assez logique que nous n'ayons rien vendu.

Dimanche, un autre jour, tout aussi ensoleillé, tout aussi aéré grâce ou à cause de la tramontane. Arrivés à 8 h 30 pour un début de manifestation prévu à 10 h, mince, nous avions une heure d'avance, par ma faute, tant j'étais persuadé que tout commençait à 9 h.

Bon, tant pis, au moins avons-nous eu le temps de nous installer tranquillement et de boire un café avec des croissants.

10 h : tout débutait, éternel recommencement, les badauds se faisaient rares et ne s'intéressaient qu'aux auteurs primés.

12 h : le repas nous était proposé sous forme de plateau-repas froid.

13 h : rien.

14 h : rien.

15 h : rien.

15 h 30 : première personne de la journée à s'arrêter sur le stand pour s'intéresser aux ouvrages (s'intéresser, pas acheter).

Pour la suite, pas grand-chose à dire, quelques curieux, quelques acheteurs, mais pas de quoi sauter de joie.

Les autres éditeurs remballent, nous décidons d'attendre encore un peu bien que totalement découragés. Grand bien nous a pris puisque deux clients profitent des derniers instants de notre présence pour s'intéresser aux aventures de « Wan & Ted » en même temps.

Au final, malgré une bonne organisation et un très bon accueil, le week end fut très décevant avec un samedi déprimant (c'est la première fois que l'on ne vend même pas un livre de toutes les séances de dédicaces et les manifestations littéraires auxquelles nous avons participé) et un dimanche sauvé in extremis par les deux clients de dernière minute.

Pour une reprise (nous avions loupé toutes les manifestations littéraires estivales ainsi que la première de la rentrée à Céret pour des raisons extraprofessionnelles), ce fut une très mauvaise reprise.