K & CSi vous suivez ce blog, vous savez que la semaine dernière était la semaine de la Sant Jordi (cette année elle tombait le 23 avril, comme tous les ans) et qui est dédiée aux livres et aux roses pour rendre hommage à Saint-Georges.

Comme de nombreuses villes veulent organiser un évènement pour l'occasion et comme les auteurs et les acheteurs n'ont pas don d'ubiquité, il est de coutume d'étaler la fête sur une semaine, ce qui n'empêche pas certains villages d'entrer en compétition sur une même journée.

Puisqu'il fallait choisir, OXYMORON Éditions et KAMASH (et Canelle) avaient décidés d'être présents à Elne le 19 avril, à la gare de Perpignan le 23 avril, et sur le quai Vauban de Perpignan le 26 avril 2014.

Il est donc désormais temps de tirer un bilan de cette Sant Jordi 2014.

Tout d'abord Elne :

Plaisir de retrouver la ville haute et son Cloître qui m'ont vu grandir puisque j'ai passé toute mon adolescence à quelques mètres de cette magnifique bâtisse.

Temps ensoleillé durant la première moitié d'après-midi, puis un peu nuageux, mais pas de pluie, ce n’est déjà pas mal, vu que d'habitude, la Sant Jordi est arrosée.

Organisation de la manifestation : L'arrivée se fait dans un flou total et une impression d'être un peu seul. Effectivement, les auteurs et les éditeurs ont été dispersés dans la ville haute au point que, même en me promenant, je n'en croise aucun.

Passage : Quasi nul. À part quelques curieux qui passaient là par hasard, seules quatre personnes s'intéressant aux livres sont passées sur notre stand. Sur les quatre, deux ont acquis un ouvrage, ce qui donne un bon ratio de 50 %, mais sur une base trop faible pour s'en féliciter.

Média : un journaliste de je-ne-sais-où est passé et à pris des notes, mais, depuis, aucune nouvelle.

Conclusion : Si d'habitude les organisatrices passent sur le stand pour acheter les nouveaux ouvrages pour la médiathèque, cette fois-ci ce ne fut pas le cas ce qui oblige à repasser pour déposer nos ouvrages si tant est que la médiathèque soit intéressée par leur acquisition.

Au final, peu de monde, peu de ventes et un sentiment très mitigé.

Pour ce qui est du Centre Del Mon :

La journée de mercredi était plutôt belle.

Organisation de la manifestation : cette année nous n'étions pas à découvert, dans les courants d'air ou en plein soleil. Nous étions, certes, encore un peu à l'écart du gros de la troupe, mais au moins étions-nous à l'ombre. Un gros seau rempli de roses nous attendait sur le stand, comme l'année dernière. Un apéritif a réuni tous les cols blancs du coin, mais, comme je portais un tee-shirt, je n'y suis pas allé. Comme l'année dernière, de petites discussions étaient prévues, mais elles n'ont pas eu lieu.

Contrairement à l'année dernière, les frais de parking sous-terrain n'ont pas été pris en charge. Les organisateurs ne sont pas passés sur le stand et on ne s'en est pas plaint.

Passage : pas beaucoup de monde, voire très peu, donc, au final, peu de ventes, mais quelques discussions intéressantes.

Média : Un journaliste de France 3 nous a filmés (voir la vidéo plus bas). Une journaliste de l'écho du Roussillon est passée nous voir pour organiser une interview plus tard. Enfin, l'organisateur d'une manifestation littéraire au Soler nous a conviés à y participer.

Conclusion : l'évènement était moins intéressant que l'année précédente et il semble que les organisateurs étaient moins investis. Les badauds étaient également moins nombreux et la manifestation n'a pas tenu les espoirs qu'avait engendrés la première édition. Heureusement, le plaisir de se voir dans le 19/20 de France 3 limite la déception.

Enfin, quai Vauban à Perpignan :

Les éditions précédentes ayant été catastrophiques tant par le temps que par les ventes, cette journée ne pouvait qu'être plus agréable.

Temps : beau soleil, un petit peu de vent dans l'après-midi, mais dans l'ensemble, une belle journée.

Organisation : pas de tentes pour les stands (il n'y en a plus depuis quelques années), plus le choix des nappes puisqu'elles étaient fournies et imposées, un banc juste derrière le stand nous privant d'espace pour nous positionner, un stand bancal... bref, les choses ne commençaient pas de la meilleure des manières.

Passage : un peu plus de monde que pour les précédentes journées même si ce n'était pas exceptionnel. Nous étions, en plus, à côté du stand de TDO éditions sur lequel se trouvait le très sympathique Gérard Raynal qui attire les lecteurs friands de ses ouvrages. La population de passage était plutôt âgée et gourmande des romans relatant l'histoire de la région.

Cependant, quelques personnes se sont arrêtées sur notre stand et, outre quelques conversations intéressantes, les ventes n'ont pas été mauvaises.

Média : La journaliste de l'Echo du Roussillon est à nouveau passée sur notre stand et une interview devrait se faire prochainement.

Conclusion : Nous avons vécu notre meilleure Sant Jordi de Perpignan, ce qui est plutôt encourageant, notamment suite aux déceptions des précédentes manifestations du genre.

 

Bilan général de la Sant Jordi :

Heureusement que l'édition sur le quai Vauban rehausse un peu le moral et les ventes. Dans l'ensemble, les acheteurs étaient plutôt des acheteuses de 40 ans et plus.

D'ailleurs, il est à noter que si de rares curieux avaient moins de trente ans, aucun adolescent n'est passé nous voir et nous n'en avons d'ailleurs pas vu passer sur les autres stands à part ceux des éditeurs proposant des livres pour enfants.

Pour les ouvrages vendus, grande déception pour le dernier opus de la saga « Wan & Ted », « Wan & Ted - Main Basse sur le Castillet » qui n'a pas rencontré le succès escompté, notamment sur le quai Vauban, au pied du Castillet, un fort dommage pour un livre qui parle de ce Castillet. Par contre, grande joie de constater que la collection « Détective d'Antan » a intéressé beaucoup de monde et, notamment, « Maximilien Heller », qui représente presque 2/3 de nos ventes (pour un livre datant de 1876, voilà qui est encourageant).

Autre fait intéressant et encourageant, alors que nous proposions, pour tout livre papier acheté, son équivalent offert, je suis surpris que presque la moitié des acheteurs aient demandé à recevoir les fichiers numériques soit parce qu'ils étaient déjà des lecteurs numériques, soit parce qu'ils envisageaient de le devenir.

Au final, la Sant Jordi aurait pu être une forte déception si la dernière journée n'avait pas un peu rehaussé les chiffres et si la surprise de découvrir que nous étions passés dans le journal régional de France 3 (certes pas très longtemps, mais quand même) ne nous avait pas fait un grand plaisir.

Pour terminer, je vous propose le reportage du 19/20 de France 3 concernant la Sant Jordi de Perpignan, reportage débutant sur le quai Vauban, mais revenant sur la manifestation au Centre Del Mon, dans lequel vous pouvez nous apercevoir, ma Canelle et moi, à 1mn42s. Pour ceux qui seraient trop impatients de nous voir, je propose, ensuite, les quelques secondes qui nous concernent.