45979034Michel Benoît est un ancien moine bénédictin, théologien, docteur en biologie et spécialiste de la vie de Jésus.

Avec « Le Secret du treizième apôtre », Michel Benoît nous livre sa version de la mort de Jésus et du combat entre ses apôtres pour faire valoir sa parole et bâtir son église.

Le Secret du treizième apôtre : Assassiné dans le train Rome-Paris, le père Andrei était sur le point de découvrir un secret susceptible de faire vaciller l'Occident, et que l'Église s'acharne depuis sa fondation à dissimuler. Ce secret, il avait eu le temps de le confier à son ami, le père Nil. Poursuivant son enquête, Nil se lance sur les traces d'une épître et d'un compagnon de Jésus occultés au cours des siècles. Rome va tout faire pour l'en empêcher, Jérusalem et La Mecque aussi : car c'est l'ordre du monde qui est en jeu. Meurtres, mensonges, manipulations... des coulisses du Vatican aux grottes de Qumran, des mystères esséniens à ceux des Templiers, un fascinant thriller religieux dans la lignée du Nom de la Rose. Michel Benoît, spécialiste des origines du christianisme, nous entraîne dans une relecture passionnante des fondements de notre civilisation.

Je dois le confesser immédiatement, j'ai arrêté la lecture de ce roman au bout d'un tiers du livre.

Je vois plusieurs raisons à cette interruption de lecture, la première et la principale étant que je connaissais déjà bien trop l'histoire.

Je m'explique.

Des manuscrits aussi vieux que Jésus, l'Église contrôlant la traduction desdits manuscrits, un religieux découvrant un secret que l'Église tente de cacher, des meurtres... le lecteur lambda dira qu'il connaît l'histoire puisque c'est celle de « Da Vinci code » de Dan Brown. La réflexion est plus que simpliste, car, en fait, de nombreux romans reprennent la même trame pour la bonne raison qu'ils sont inspirés de l'Histoire.

AVT_Michel-Benoit_109Effectivement, après la Seconde Guerre mondiale, un berger découvre dans des grottes surplombant le Jourdain, des jarres contenant des manuscrits. Des fouilles sont ensuite entreprises dans toutes les grottes avoisinantes et plus de 800 manuscrits en araméen ou en hébreu sont découverts, dont certains évoquent le début du christianisme.

Les traductions de ces romans ont été très longtemps contrôlées par l'Église catholique qui craignait que l'on y découvre des révélations dangereuses à propos de Jésus Christ.

Certains ont évoqué l'existence d'un évangile selon Jésus, d'autres selon Judas, on a parlé d'un manuscrit qui aurait mystérieusement disparu, mais, toujours est-il que le flou autour de ces manuscrits durant plus de 50 ans ont engendrés de nombreuses rumeurs.

Ce fantasme du manuscrit « révélateur » a inspiré de nombreux auteurs. Le plus lu est indéniablement Dan Brown, mais comment ne pas citer l'excellentissime « Qumran » d'Eliette Abécassis datant de 1996 ?

Les documents découverts dans des grottes de Qumran, proches de Jérusalem et dont certains datent d'avant Jésus Christ, auront inspiré les plus grands auteurs, mais aussi les plus petits puisque, moi-même, je me suis laissé aller à écrire une histoire sur le sujet.

Certes, mon roman n'est pas encore sorti, car, malgré les nombreuses réécritures, je ne suis toujours pas satisfait du résultat final. Il faut avouer que ces dernières années, l'écriture de la saga « Wan & Ted » me laisse peu de temps pour le reste et, si, après chaque point final de chaque épisode, je me dis que, cette fois-ci, je prends du temps pour réviser « Qumran, le berceau du Christ » (c'est le titre de mon manuscrit), ma passion pour mes deux personnages est plus forte et j'entame, chaque fois, l'écriture du prochain opus.

Mais revenons-en au livre de Michel Benoît. Pourquoi m'être arrêté en cours de route ? Parce que je connais déjà l'histoire, certes, mais également parce que, tout comme dans mon propre roman, je trouve le style trop journalistique et pas assez romancé, à mon goût.

Certes, l'histoire est intéressante, mais à aucun moment je n'ai pu totalement me laisser happer par elle, du coup, devant le nombre de livres qui m'attend encore, j'ai préférer passer la main et refermer le livre sans en connaitre la fin même si je la devine fortement.

Pas grave, le livre a beaucoup de bonnes critiques et mon sentiment à son égard est probablement dû à ma frustration vis-à-vis de mon propre roman.

Au final, un sujet intéressant et un style un peu trop plat, mais qui ne semble pas gêner la plupart des lecteurs.