Paul-Personne-005Villeneuve-la-Rivière m'accueillait au sein de sa bibliothèque, dans la salle Jean Noé, le moment d'une dédicace, le jeudi 26 juin 2014 à partir de 18 h.

Les dédicaces en bibliothèque sont toujours source de déception. Effectivement, même s'il est aisé de le comprendre, les gens hésitent à acheter un roman, d'autant plus, d'un auteur méconnu, quand ils savent pouvoir l'emprunter dans la bibliothèque même où a lieu la dédicace.

Malgré cette certitude qu'une bibliothèque n'est pas le meilleur endroit pour effectuer des dédicaces, il n'est pas rare que j'en accepte pour plusieurs raisons. D'abord, parce que même si les gens présents n'achètent pas le livre directement, mon intervention peut les inciter, soit à acheter plus tard un de mes ouvrages, soit à en emprunter un à la bibliothèque et, ainsi, découvrir ma plume. Ensuite, parce que c'est toujours l'occasion, quand cela n'a pas été le cas précédemment, de placer quelques ouvrages à la bibliothèque.

Quand les gens sont là, mais n'achètent pas, il faut bien avouer que cela est un coup de couteau dans la motivation nécessaire à la participation à ce genre d'évènement.

Mais quand les gens ne sont pas là, alors, le résultat est encore pire, pour l'auteur, mais aussi pour les organisateurs.

À Villeneuve-la-Rivière, personne n'est venu. Bon, pas vraiment personne, puisque, étaient présents la bibliothécaire, la correspondante locale et deux autres personnes, dont l'auteur Jean Dauriach qui habite la commune et qui connait donc l'organisatrice. Si l'on ajoute le passage rapide de Monsieur le Maire, vous pouvez constater que les personnes présentes pouvaient se compter sur les doigts d'une main.

À part ça, personne, aucun badaud, aucun curieux, aucun lecteur, aucun membre de la bibliothèque, personne, dégun, ninguno, nobody...

C'est dans ces moments-là que, si en tant qu'auteur, vous vous croyez supérieur au commun des mortels, si vous avez le melon qui explose, les chevilles qui enflent et l'ego qui gonfle, vous redescendez très vite sur terre pour constater que vous n'êtes pas grand-chose aux yeux des autres.

Heureusement, si j'ai un minimum d'ego pour penser que ce que j'écris est suffisamment intéressant pour le commercialiser, je n'en suis pas pour autant narcissique.

Ainsi, de telles déconvenues ne blessent pas ma fierté d'autant que j'avais clairement envisagé ce fiasco.

Pas très grave, donc, cela aurait au moins été l'occasion de proposer quelques livres à la bibliothèque et de dialoguer avec les rares personnes présentes dont Jean Dauriach que nous avions déjà croisé sur le Lydia pour le Barcalivre.

L'avantage, avec une si faible fréquentation, c'est que la prochaine fois ce ne pourra être que mieux.

Il y a pire dans la vie ! Allez ! À la prochaine !