DSCF0897Depuis maintenant près de quatre ans, qu'OXYMORON Éditions, son humble représentant que je suis et ma Canelle, hantons les divers salons littéraires de la région, je commence à avoir le nez pour prédire quel salon sera, pour nous, un four, et lequel fonctionnera correctement.

Pour la Fête du Livre et des Éditeurs de Céret, si l'an dernier nous n'avions pu y participer, l'édition précédente avait été, pour moi, un déclic. Effectivement, c'est à ce salon littéraire que j'avais commencé à « vendre » mes romans plutôt que de les laisser « acheter » par les passants.

Avant... j'attendais que quelqu'un s'intéresse à mes ouvrages. Pendant et après... j'invitais le client à découvrir mes livres, je leur vantais les qualités de ceux-ci, tant sur le plan littéraire qu'humoriste et originalité.

C'est dire, donc, si j'étais enthousiaste à revenir dans la cité cérétane.

Plus qu'un enthousiasme, je pressentais, à la condition d'un temps clément, une bonne journée et de bonnes ventes.

C'est donc le cœur léger et le sourire aux lèvres, malgré l'heure très matinale, que je partais en compagnie de ma Canelle en direction de la sous-préfecture.

Le temps d'installer le stand, j'allais chercher, toujours de bonne humeur, le café et l'énorme croissant offert par les organisateurs afin de prendre des forces pour la journée à venir.

À peine le temps de prendre la collation que deux avides lectrices succombaient à mon laïus et repartaient avec quelques-uns de nos livres sous le bras.

Le salon débutait sous les meilleurs auspices et, si les choses continuaient ainsi, il était à prévoir que les ventes exploseraient.

Malheureusement, tous les passants ne furent pas aussi faciles à convaincre par la suite, mais à 14 h, l'estomac dans les talons et la gorge sèche suite à une discussion très longue avec un client, le nombre de ventes dépassait déjà la moyenne usuelle des journées les plus prospères.

Tout juste le temps d'avaler un sandwich et de boire un verre de soda pour faire passer le tout, que la joute verbale reprenait avec encore plus de vigueur.

Si les badauds étaient moins nombreux que dans certains autres salons, ils avaient le double avantage de comprendre un fort pourcentage d'amateurs de livres et d'autochtones (de Cérétans, donc). Effectivement, il est à noter que, généralement, les gens qui s'arrêtent à notre stand, et surtout ceux qui en repartent avec un livre, sont rarement des gens de la ville organisatrice et, même, des gens du département.

À Céret, même si nous avons eu pour clients des vacanciers provenant d'autres départements, et, même, d'autres pays (Suisse, Allemagne), la majorité d'entre eux habitaient la ville.

Et c'est ce qui fait la différence entre ce salon et les autres, les gens de la ville et de l'association organisatrice s'investissent non seulement dans la création de l'évènement, mais aussi le font vivre tout au long de la journée.

Ainsi, même si les passants sont moins nombreux qu'ailleurs (ce qui n'est pas toujours le cas), ils sont bien plus intéressés par les ouvrages, les auteurs et les maisons d'édition ce qui permet d'avoir, non seulement un volume de ventes correct, mais, surtout, un réel contact avec des lecteurs assidus.

C'est la raison pour laquelle la journée s'est déroulée sous les meilleurs auspices.

En plus de bons contacts, de ventes nombreuses, la journée fut aussi l'occasion de rencontrer une ancienne cliente, qui avait acheté un opus de « Wan & Ted » lors de notre présence, deux ans auparavant, et qui venait acheter un nouvel opus de la série pour replonger dans le monde si « particulier et drôle » de mes deux détectives.

En plus, si le roman « Maximilien Heller » de Henry Cauvain a une nouvelle fois remporté la palme de la meilleure vente, les autres romans n'ont pas été en reste (que ce soit ceux de la Collection « Détectives d'Antan », les « Wan & Ted » ou « Toto Fouinard »).

Le temps se couvrit en fin de journée, mais la pluie n'osa interrompre si belle journée et c'est donc à terme échu que nous remballâmes nos livres, le sourire toujours tatoué sur nos visages.

En conclusion, pour une fois que j'étais très optimiste sur un tel évènement, je ne fus pas déçu et j'attends avec impatience la prochaine édition de ce salon.

Au passage, je remercie les personnes qui ont organisé la Fête ainsi que les gens qui se sont arrêtés sur notre stand, encore plus ceux qui se sont laissé tenter par nos ouvrages.