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Une fois n'est pas coutume, le soleil réchauffait les premières heures de la manifestation durant l'après-midi du samedi 4 octobre 2014.

La place du Général de Gaulle de Rivesaltes accueillait donc la 12ème édition des Vendanges Littéraires de Rivesaltes et, comme chaque année depuis la création d’OXYMORON Éditions, nous y étions, ma Canelle et moi-même.

Beaucoup de soleil, mais peu de monde, c'est ainsi que débutait ce premier après-midi des Vendanges Littéraires, à l'image de celui de l'année dernière.

Comme l'année précédente, pas de noms prestigieux lors de cette manifestation, alors que, par le passé, Rivesaltes avait reçu Bernard Pivot et Michel Onfray, entre autres. Du coup, il n'y avait pas beaucoup de curieux et que les rares présents n'étaient là que pour s'intéresser aux auteurs primés et boudaient les stands des éditeurs pour préférer dépenser leur argent sur celui de la librairie Torcatis (chez qui étaient disponibles les livres primés).

Dans tout l'après-midi, nous n'avons discuté qu'avec trois badauds - fort sympathiques au demeurant - et encore, deux n'étaient pas là pour acheter des livres, mais profitaient d'être venus voir des amis éditeurs ou auteurs pour faire le tour des stands et la troisième personne nous promettait de revenir le lendemain pour acheter un de nos livres qui l'intéressait.

Dimanche, un autre jour qui prenait le relai d'une nuit pluvieuse. Face à ce temps, la perspective que la manifestation soit déplacée aux Dômes de Rivesaltes n'était pas pour nous enchanter après la forte déception de la veille. 

Cependant, les Dômes étaient vides, les organisateurs avaient parié sur une absence de pluie prévue par la Météo, comme si on pouvait se fier à de telles prévisions.

Pourtant, force est de constater que la pluie ne fit aucun préjudice aux livres étalés sur les stands disséminés sur la Place du Général de Gaulle. La pluie, non, mais le fort vent, oui.

Un vent qui soufflait par rafales sur la place, rafraichissant les stands exposés à l'ombre - et nous étions à l'ombre, - du côté de la place qui demeure à l'abri du soleil depuis son lever jusqu'à son coucher. Âmes frileuses s'abstenir, heureusement, je ne crains pas le froid au contraire de ma Canelle qui ne supporte que les climats tempérés.

Du soleil, encore, mais toujours pas de lecteurs, de papivores de toute la matinée.

Tout juste avons-nous eu la visite d'une lectrice nous promettant de revenir dans l'après-midi pour acheter un livre et d'un auteur qui débutait dans ce genre de manifestations et avec qui nous avons conversé un bout de temps à défaut de défendre nos propres livres auprès de curieux.

Vers 13 h, le repas était à disposition, délicatement offert par les organisateurs, un plateau-repas froid, plutôt bon.

14 h : rien, les discussions avec les auteurs primés avaient du retard.

15 h : rien, à part lesdites discussions.

En milieu d'après-midi, une lectrice qui nous avait déjà acheté un « Wan & Ted » les années précédentes passe à notre stand pour poursuivre sa collection et en profite pour repartir également avec des ouvrages des collections revenant sur le début de la littérature policière française.

Pour la suite, pas grand-chose à dire, les responsables de la médiathèque de Rivesaltes passent pour commander les nouveaux ouvrages de la maison d'édition.

Puis, les autres éditeurs remballent, nous décidons d'attendre encore un peu bien que totalement découragés. Grand bien nous en a pris puisqu’une cliente en profite pour acheter plusieurs ouvrages des auteurs d'antan.

Au final, malgré une bonne organisation et un très bon accueil, le week-end fut très décevant avec un samedi déprimant (c'est la seconde fois que l'on ne vend même pas un livre de toutes les séances de dédicaces et les manifestations littéraires auxquelles nous avons participé et la première était déjà le samedi de l'édition précédente des Vendanges Littéraires) et un dimanche sauvé in extremis par quelques clients.

La seule bonne chose à tirer d'une telle manifestation est que, bien que les badauds soient moins nombreux que les années précédentes, le fait d'avoir un catalogue plus étoffé et surtout avec des ouvrages modernes côtoyant des œuvres plus anciennes permet d'avoir des clients qui achètent plusieurs livres et donc d'obtenir un volume de vente comparable ou supérieur aux années précédentes tout en ayant moins de clients.

En espérant que la prochaine édition attire un peu plus de monde - peut-être en organisant la manifestation à un endroit plus accessible et plus fréquenté et en la médiatisant un peu plus - et nous permette de toucher un lectorat plus large.