L-Epouvante-Livre-596230630_LMarcel Level était un écrivain et journaliste né en 1875 et mort en 1926.

L'épouvante : Un soir qu'il sort d'un dîner, boulevard Lannes à Paris, un jeune journaliste parisien découvre, par hasard, trois assassins après leur forfait. Par déduction, il découvre le lieu du crime. À la vue de la victime et de son environnement, il décide de falsifier les preuves laissées par les meurtriers et d'en créer de nouvelles qui lui permettraient de réaliser un scoop... Mal lui en prend car il va vivre... l'Épouvante ! qui le mènera à l'échafaud.

Avec un style caractéristique de l'époque, l'auteur nous livre une histoire qui aurait pu, à défaut d'épouvanter, être extrêmement intéressante si elle avait été traitée jusqu'au bout.

Malheureusement, si la démarche de son personnage principal semble quelque peu tirée par les cheveux, elle aurait été acceptable, si cette démarche avait été approfondie, ce qui n'est jamais le cas.

Un journaliste tombe par hasard sur un crime et décide d'en bouleverser la scène afin de laisser des indices menant à lui pour dénoncer le système judiciaire et le manque d'intelligence de la police, pensant être malmené une fois identifié.

L'histoire, aurait pu, aurait dû, approfondir cette recherche, s'engager dans cette quête, dénoncer, les violences policières, le laxisme de la justice ou, au contraire, s'appuyant sur sa propre expérience, pousser le journaliste à changer d'avis et à faire son mea culpa.

Malheureusement, l'auteur et le personnage ne vont pas au bout des choses, ce qui empêche de s'intéresser pleinement à cette histoire et de s'attacher au journaliste.

Du coup, par manque d'attachement, difficile d'être épouvanté par ce qui arrive au personnage, car, ainsi présenté, il mérite, par sa bêtise, amplement ce qui lui arrive.

Le personnage est rarement crédible, son attitude également et le final n'arrange rien avec ce retournement qui ne tient guère la route.

Au final, un roman court qui se lit sans réel déplaisir, mais qui ne laissera pas de souvenirs indélébiles.