on a tué une femmeDeuxième N° 2 de la collection « Les Trois As » des éditions Chantal (je vous avais dit que c'était le bordel dans cette collection), écrit par Jean Caubet : « On a tué une femme ».

Jean Caubet est un auteur dont j'aurais bien aimé vous dire tant de choses, mais, malheureusement, difficile de trouver le moindre renseignement sur lui.

On a tué une femme : Quand le policier Mahous débarque dans la chambre de Virou, ce dernier se demande ce qu'on lui veut. Arrivé au commissariat, il est interrogé par le commissaire lui-même, à propos de sa relation avec « Casque d'Or » une jeune femme que le père de Virou a entretenu jusqu'à la ruine et dont Virou est tombé amoureux. Mais « Casque d'Or » a disparu, laissant soupçonner un crime, et Virou est le dernier à l'avoir vu, et, celle-ci devait lui annoncer qu'elle le quittait pour un homme riche. Virou a beau se défendre avec véhémence, tout le désigne comme le coupable.

Jean Caubet est l'auteur de deux titres dans la collection, celui-ci et « Aventure en Argentine » et de quelques romans. Difficile d'en dire plus si ce n'est qu'il est censé avoir dédicacé un live en 1970, dixit un vendeur.

Passons donc tout de suite à l'histoire.

Dans « On a tué une femme », il est question d'une femme que l'on a tuée (oui, c'est pas plus compliqué que cela).

Virou est arrêté dès les premières lignes et suspecté du meurtre bien que le cadavre n'ait pas été retrouvé. Mais ce dernier a toutes les raisons de se débarrasser de la jeune femme puisqu'elle était la maîtresse de son père, qu'elle a participé à sa ruine avant de se jeter dans les bras du fils, Virou, puis de lui préférer un homme riche.

Mais Virou se défend tant bien que mal et, après une période d'apathie, décide de se battre jusqu'au bout...

Les personnages sont très peu développés, faute au format court et l'histoire reste assez basique. Le style de l'auteur n'est pas inoubliable, loin de là, et sa propension à changer de temps de narration brusquement, délaissant le passé pour le présent, sans raison apparente, n'arrange rien.

Au final, une petite histoire sans grand relief, sans personnage attachant, qui se lit malgré tout sans se forcer, mais sans laisser de souvenirs impérissables.