jack_1Rahhh ! Maximilien Heller en aura fait des émules, même si personne ne se souvient de lui et que ses émules sont, en fait, les émules de son clone anglais. En clair, pour résumer, Maximilien Heller est un personnage inventé par Henry Cauvain, ayant toutes les caractéristiques, avant l'heure, du Sherlock Holmes de Conan Doyle.

Rahhh ! Sherlock Holmes en aura fait des émules...

Nick Carter, Herlock Sholmes, Nat Pinkerton, Harry Dickson, Allan Dickson... et Jack Holmès.

Car, si vous l'ignoriez, Jack Holmès fut un chef de la police secrète américaine (du moins c'est ce que prétend le sous-titre de la série) avant de devenir détective. Il est accompagné de « Old Nick », l'équivalent du docteur Watson de son homologue anglais.

Publié, probablement, vers les années 1930, par les Éditions Jack HOLMES, la série comporte uniquement 11 titres de 16 pages au format 16.5 x 20 cm :

1. Mystérieuse affaire (Une)
2. Mountain Castle, château maudit
3. Drame à bord du « Sphinx » (Un)
4. Chute sanglante (La)
5. Holmes cryptographe
6. Rapt criminel
7. Crime et châtiment
8. Jim l’insaisissable

9. Le mystère de Mansfield
10. La proie de Lao-Tsé
11. Les bandits de Détroit.

Ce premier titre, « Une mystérieuse affaire » se concentre sur l'assassinat d'un bijoutier dans le rapide de Marseille qui se rend à Paris.

Présent dans la capitale, le fameux détective décide de s'intéresser à l'affaire.

Un assassinat sans trace, un témoin enfermé dans les toilettes ayant vu deux hommes s'enfuir... des questions, pas de réponse.

En 16 pages, il est évident que l'intrigue va tourner court. Après quelques constatations, des filatures, des déguisements et quelques conclusions, le grand, le célébrissime Jack Holmès, va résoudre l'affaire sur laquelle piétine la police et confondre le suspect tout en retrouvant les bijoux volés.

Pas grand-chose à dire de plus sur le sujet, le style et l'histoire n'offrent pas un immense intérêt, pas plus que l'illustration de la couverture signée « J. Saunier ».

Au final, si l'épisode se lit très vite (le contraire serait un comble), il ne laisse aucun souvenir persistant (si ce n'est la faute dans le texte de la couverture) tant l'ensemble ne forme qu'une petite bluette sans réel suspens ni réelle enquête.