joconde-1963Neuvième épisode des aventures de San-Antonio - je sais, je ne les lis pas dans l'ordre, et alors ? Ça vous dérange ? Allez-vous sur le site de Michel Onfray voir si c'est plus drôle qu'ici.

Passez-moi la Joconde : Un petit loulou de Poméranie qui se tortille dans la clarté de mes phares. Il vient de se faire ratatiner par une voiture. Moi, bonne pomme, je descends pour lui administrer la potion calmante et définitive. Et voilà ! Je viens de mettre le doigt dans un engrenage qui conduit à une Joconde au sourire plutôt inquiétant.

San-Antonio part en vacances à la Montagne, mais, sur la route, il découvre un petit chien blanc agonisant. Bonne poire, Sana achève la brave bête et récupère son drôle de collier. Quelques jours plus tard, alors qu'il compte fleurette à une donzelle qu'il trimballe dans sa tire en compagnie de son papa gâteau, un pneu crève. Le commissaire descend pour constater les dégâts, pendant ce temps-là, la gonzesse tripote le collier et BOUM, plus de meuf, plus de vioc, juste des cendres.

C'est pas que le Sana, il s'est attaché à la bombasse, mais qu'on fasse sauter sa caisse, quand même, y'a des limites à ne pas dépasser.

Alors, le commissaire se lance dans une enquête qui va le mener sur les traces de la femme en bleu, de faux-monnayeurs, d'un métèque, d'une secrétaire, tout en passant par les bras d'une postière.

Bon, il faut dire que le Sana, même dans les pires situations, il ne laisse pas son charme et son charisme au vestiaire, du coup, les gerces, bah, elles bavent devant lui comme un escargot sur une laitue.

Allez, j'arrête de faire une pâle imitation d'un mauvais clone de Frédéric Dard pour vous parler de ce bouquin.

Qu'en dire ? C'est du San-Antonio de prime jeunesse, c'est-à-dire une aventure sans excès de vulgarité, de sexe, de Bérurier, d'humour, d'argot et de notes de bas de page.

Pour autant, cela reste un bon roman, du moment que l'on apprécie le style du début. Pour autant, on notera que l'intrigue n'est pas la meilleure de la série, mais que les ingrédients sont suffisamment bien dosés et homogènes pour livrer un bon moment de lecture.

Au final, donc, puisqu'il faut en finir un jour, encore une drôle d'aventure de Sana, qui se dévore sans déplaisir.