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Vous aimez les grands espaces, vous adorez galoper sur le dos d’un cheval, vous vous réjouissez à l’idée de voler du bétail... en clair, vous aimez les westerns, mais vous n’avez pas assez d’amis pour jouer aux cow-boys et aux Indiens, « Longhorn » est un jeu fait pour vous, même si d’Indien il n’y a.

Vous êtes deux, vous vous ennuyez. Que faire ? Regarder la télévision. Bof ! Lire chacun de son côté, voilà qui n’est pas très convivial. Pour le reste des activités à deux, soit vous avez déjà pratiqué la plus luxurieuse de celles-ci, soit votre partenaire n’est pas à votre goût, il vous reste donc la possibilité de jouer à un jeu de société.

Si les jeux de société actuels sont plutôt indiqués pour jouer entre amis, à plusieurs, certains, encore, sont uniquement prévus pour un usage à deux. C’est le cas de « Longhorn ».

« Longhorn », édité par « Blue Orange », est un jeu signé Bruno Cathala, spécialiste du jeu à deux puisqu’on lui doit déjà « Mister Jack », créé avec Ludvic Maublanc, « Seven Wonder Duel », créé avec Antoine Bauza, « Okiya » ou « Five Tribes », un jeu se jouant de 2 à 4 joueurs.

Longhorn : 1870 — Quelque part au Texas. L’élevage de Long Horn, ces vaches venues du nord du Mexique, bat son plein. Cet élevage est devenu une belle source de revenus pour les fermiers texans, attirant la convoitise des voleurs de bétail de tous poils. Les joueurs incarnent deux hors-la-loi particulièrement redoutés : Eagle Perkins et Jessie Artist Byrd. Leur objectif est simple : voler du bétail (et quelques pépites si possible) pour se constituer le plus gros pactole à la fin de la partie... ou bien se débrouiller pour que l’adversaire se fasse capturer par le Shériff !

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Le principe du jeu est donc tout simple : voler l’autre joueur.

Pour ce faire, on dispose le terrain de jeux, des champs qui vont abriter les bêtes. 9 tuiles à disposer au hasard pour former un rectangle de 3 tuiles par 3.

Sur chacune des tuiles, on place, au hasard également, le nombre de bêtes indiquées sans faire attention aux couleurs (effectivement, il y a 4 troupeaux différents représentés par 4 couleurs).

Une fois sélectionné le rôle de chacun, il est temps de jouer. Le joueur désigné second décide de l’endroit du plateau où va démarrer le jeu (une tuile contenant forcément 4 vaches) et il est temps de voler.

Le premier joueur va choisir une couleur de vaches et les retirer de la tuile pour les placer de côté, dans son ranch. Il va ensuite devoir déplacer le jeton représentant le joueur d’autant de tuiles que de vaches volées, mais en ne se déplaçant qu’horizontalement ou verticalement. Il retourne le jeton et c’est au second joueur de voler. 

Le joueur ayant volé la ou les dernières vaches présentes sur une tuile déclenche une action représentée par des petites tuiles ayant été placée au hasard sur chaque grande tuile. Selon l’action, le joueur pourra gagner de l’argent, rejouer, voler des vaches à son adversaire, ou bien perdra des vaches ou déclenchera l’ire du Shériff...

Le jeu se termine quand un voleur a réuni toutes les vaches d’une même couleur ou quand les déplacements ne permettent plus d’atterrir sur une tuile contenant encore des vaches (ou bien quand le Shériff se fâche).

Sur un concept assez simple, le jeu se révèle bien plus fin qu’il n’en a l’air. Effectivement, pour avoir plus de chance de gagner, il est important d’anticiper ses mouvements, ceux possibles de son adversaire et d’en appréhender les conséquences. Si vous réfléchissez bien, il vous est possible de forcer votre adversaire à vous amener là où vous voulez et c’est là tout le sel du jeu, car ce n’est pas forcément celui qui volera le plus de vaches qui gagnera à la fin.

Au final, « Longhorn » est un jeu fort sympathique dans lequel le hasard, mais surtout l’anticipation et la réflexion vous conduiront à la victoire. De très bons moments de jeu pour peu de jouer avec un adversaire aussi rusé et mesquin que vous.