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Version toute personnelle du jeu « Kung Fu Fighting » de Cliff Bohm dans sa version « Print N' Play » trouvée sur le site Kickstarter.com (un site de financement participatif) lors de la recherche de budget pour un rajeunissement du jeu de base.

À partir, donc, de la version PNP de base tout en anglais et sans illustration, je me suis lancé dans une traduction, d’abord approximative (mon anglais est lui aussi très approximatif), des règles et du contenu des cartes que j’ai ensuite amélioré en testant le jeu.

J’ai posé des illustrations trouvées sur Internet (je n’aime pas les cartes blanches), illustré les cartons de scores avec des caricatures de mes artistes martiaux préférés puis ajouté des cartes inventées de toute part.

Mais, peu importe la personnalisation que j’ai apportée au jeu pour mon propre plaisir et ma propre utilisation, revenons-en au jeu de base.

« Kung Fu Fighting » est un jeu de cartes pour 2 à 6 joueurs dont le but est de se « Tataner la gueule » !

Pour ce faire, une piste de score contenant votre niveau de Chi (énergie). Vous démarrez à 20. Si vous descendez en dessous de 1, vous êtes mort ! Quand un seul combattant est encore vivant, il est forcément le vainqueur.

Pour vous battre, vous possédez une main de cartes (7, généralement, mais parfois moins, parfois plus, en fonction des aléas du jeu).

Les cartes représentent des coups de pieds, de poings, des armes, des blocages, des styles de combats... Toutes les cartes peuvent être regroupées en 4 genres. Des cartes « Base » qui servent à définir le genre de votre attaque. Des cartes « Bonus » qui vont renforcer votre attaque. Des cartes « Finition » qui vont conclure votre attaque et des cartes « Style » qui vont interagir avec certaines attaques et apporter des avantages. Les cartes « Bases », « Bonus »  et « Style » sont aussi bien utilisées pour attaquer ou pour se défendre alors que les cartes « Finition » ne peuvent être utilisées que pour une attaque.

Pour attaquer, il vous faut obligatoirement une carte « Base » (attaque au pied, au poing ou avec une arme) et une carte « Finition ». Les cartes « Bonus » et « Style » sont bienvenues, mais pas nécessaires. Si vous ne possédez pas, dans votre main ou sur votre plateau, une carte « Base », trois cartes « Poing » sont disponibles pour tous les joueurs. Ces cartes vous permettent de mener une attaque ou une défense, mais, avec le strict minimum de puissance.

Chaque carte de votre attaque apporte des points d’attaque (le chiffre est indiqué dans les taches rouges). Parfois, ces points sont bonifiés si certaines cartes sont combinées avec un style adéquat. De même, certaines cartes possèdent des points de défense (le chiffre est indiqué dans les boucliers bleus). De même, ces points peuvent être bonifiés si certaines cartes sont combinées avec un style adéquat.

L’attaquant mène son attaque, compte ses points d’attaque et désigne le ou les joueurs qu’il attaque (certaines cartes permettent d’attaquer plusieurs joueurs). C’est alors au joueur attaqué (ou aux joueurs) de mettre en place sa défense et de compter ses points de défense. La différence représente le nombre de Chi que le défenseur perdra si le chiffre est positif. Si les points de défense sont supérieurs ou égaux aux points d’attaque, le défenseur n’est pas touché, il ne perd pas de Chi.

Quand les points sont comptés, il faut survoler les cartes. Car, sur certaines des indications précisent des évènements spécifiques. La plupart des cartes sont à jeter à la défausse, d’autres peuvent être conservées, des points de Chi peuvent être gagnés ou perdus...

Chaque joueur à son tour peut donc attaquer, mais, s’il n’attaque pas, il peut renforcer sa main en jetant celles en sa possession qu’il n’aime pas ou en plaçant un style ou une arme sur son plateau de score afin de libérer sa main d’un maximum de cartes, car, à la fin de son tour, s’il n’a pas attaqué, il peut remplir sa main en piochant. S’il lui reste plus d’une carte en main à la fin de son tour, il pioche de façon à avoir 7 cartes en main ensuite. S’il avait une carte ou moins en main, il pioche jusqu’à en avoir 8.

Et c’est là toute la subtilité du jeu : on ne renforce sa main qu’à son tour en n’attaquant pas et non pas en fin de tour après avoir attaqué. Car, comme dans un vrai combat, une attaque, même réussie, épuise et donc rend le joueur plus faible et donc en fait une cible plus facile. Donc, quand vous jouez à plusieurs, attaquer une adversaire vous met dans une position de faiblesse vis-à-vis des autres. Mais, si l’un de ceux-ci vous attaque, il s’affaiblit à son tour...

Si vous jouez à deux. Lorsque vous attaquez votre adversaire, vous vous affaiblissez également. Du coup, si votre adversaire s’est peu défendu alors que vous avez beaucoup attaqué, il se retrouve alors avec beaucoup de cartes en main et vous, peu, ce qui lui permet, à son tour, de vous attaquer et, sans doute, de vous infliger plus de dégâts que ce que vous lui en avez infligé.

La tactique sera donc de savoir à quel moment attaquer, qui attaquer et comment attaquer. Car, parfois, vous pourrez avoir une attaque forte avec peu de cartes, mais, la plupart du temps, pour attaquer en force, vous allez multiplier les cartes et vous affaiblir à excès.

L’autre tactique, parfois, sera de se défendre avec peu de cartes pour conserver suffisamment de cartes pour attaquer à votre tour et profiter de l’état de faiblesse de celui qui vient de vous attaquer.

Les coups et les styles sont inspirés du Kung Fu (Style du Singe, de la Grue, du Tigre, de l’Homme ivre, du Dragon ou Serpent et, dans l’extension, de la Mante religieuse et du Panda [que j’ai remplacé par celui de l’Ours, car le style du Panda n’existe que dans le dessin animé]).

À savoir que la règle spécifie que, si suite à une attaque, votre Chi doit descendre en dessous de 0, il reste à 1 le temps d’arriver à la phase de résolution qui suit la phase d’attaque, de contre et, éventuellement, de contre-attaque. Ce qui fait qu’un joueur potentiellement mort peut, s’il a les cartes adéquates, refuser de se défendre pour opérer une contre-attaque. Lors de cette contre-attaque, il pourra laminer l’adversaire qui vient de l’attaquer et qui est affaiblit (voire le tuer si sa contre-attaque est assez puissante) ou, par l’effet de certaines cartes, regagner un peu de Chi et survivre...

Voilà, un jeu très sympathique, du moins, pour ceux qui, comme moi, aiment les films de Kung Fu.