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Van Montfort est un auteur belge né en 1912. Tout d’abord architecte (il est à l’origine, en 1936, de la résidence Sandringham de la ville d’Ixelles en Belgique), Mario, de son prénom, se lance par la suite dans l’écriture de romans policiers.

Il participera à la collection « Le Jury », dirigée par Stanislas-André Steeman, et signera, entre autres, le troisième numéro de la 1ère série : « Alerte à Manhattan ».

Dans le prologue, Steeman, lui-même, nous explique que la volonté de Van Monfort était de proposer un roman noir américain de langue francophone.

Je pense que tout le problème est résumé dans ce prologue. Sachant que la collection a été étouffée par l’émergence du roman noir à l’américaine qui a submergé la Belgique à la suite de la guerre, ce troisième titre, signé Mario Van Monfort, fait office de cheval de Troie.

Effectivement, j’ai du mal à comprendre, si ce n’est un intérêt commercial ou publicitaire, de créer une collection purement Belge, avec des auteurs Belges, pour ne pas mettre en avant un style Belge, mais singer un style à l’américaine.

C’est effectivement là que le bât blesse et que mon intérêt décroît immédiatement. Pas la peine de résumer l’histoire, je n’ai pas terminé ma lecture de ce roman pourtant court tant le manque d’implication personnelle de l’auteur semblait criante. Est-ce une impression indue par le prologue, ou bien par le style, je ne saurais réellement le dire, toujours est-il que ma lecture n’a pas été du tout agréable. 

J’ai eu beau m’y reprendre à plusieurs fois, insister, mais, d’un jour à l’autre, impossible de me souvenir de ce qui s’était passé dans les pages précédentes tant j’étais peu investi dans ma lecture.

Toujours est-il que le style m’a semblé d’une platitude affligeante et que l’ensemble sonnait faux.

Pas la peine d’en dire plus.

Au final, si le premier titre de la collection était de bonne facture, celui-ci m’a laissé une pitoyable impression. Est-ce dû au fait que l’auteur tente de singer le style américain ? Je serais tenté de dire non puisque Max Paul, dans le 6ème titre, « O’Byron s’est évadé », parviendra à me satisfaire.