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San-Antonio est une valeur sûre dans laquelle je me réfugie dès que je sors de plusieurs lectures successives décevantes.

Car, dans les San-Antonio, du moins dans la première période de San-Antonio, je suis certain de trouver un minimum de plaisir, pour les moins bons, un maximum, pour les meilleurs, sachant que même les moins bons sont déjà pas mal.

À tue... et à toi : Pour un joli petit couple, les Vignaz, c’est un joli petit couple. L’intérieur coquet. Monsieur étranglé au fil du téléphone, Madame en peignoir, flottant dans son sang et sa baignoire. Des gens bien sous tous rapports d’autopsie. Suicide conjugal ? San-Antonio n’en croit rien. D’autant plus qu’au sortir du logis Vignaz, quelque malfaisant s’est empressé de lui saboter sa direction… On a beau apprécier l’hôpital et les décolletés pigeonnants du personnel soignant, pour l’investigation, y’a quand même plus commode…

San-Antonio dîne chez un couple d’amis, le docteur Dubois, qu’il connaît depuis très longtemps, et son énorme femme qui ne vit que pour et par la bouffe. Mais, si elle aime manger, elle fait aussi très bien la cuisine.

Alors que le plat arrive, le téléphone sonne, il s’agit d’un patient du docteur Dubois qui l’appelle, car il vient de trouver sa femme morte, veines tranchées, dans sa baignoire.

Sur place, le docteur appelle chez lui pour demander à San-Antonio de le rejoindre, le mari de la défunte s’est suicidé le temps qu’il arrive.

Arrivé sur les lieux du drame, San-Antonio sent que quelque chose de louche s’est tramé. Se trancher les veines dans la baignoire, passe encore, mais se suicider en s’étranglant avec le fil du téléphone, voilà qui ne passe pas du tout.

Les doutes émis, San-Antonio saute dans son véhicule et fonce dans les rues... avant d’avoir un accident... sa direction ayant été sciée. San-Antonio refusant de demeurer à l’hôpital, malgré son état, le docteur Dubois lui propose de l’accueillir dans sa clinique personnelle le temps de sa convalescence.

C’est donc alité que San-Antonio va mener l’enquête. Pour ce faire, il va déléguer les tâches physiques à sa mère et faire le reste via le téléphone.

Tous les ingrédients habituels de la série sont ici présents. De l’humour, une petite intrigue, des rebondissements, et ce malgré le quasi-huis clos et l’état physique du commissaire.

Si l’on ne se trouve pas ici devant le meilleur épisode de la série et si l’intrigue se dénoue rapidement, le fait que Félicie, la mère, soit plus présente que d’ordinaire et un ultime rebondissement qui rend San-Antonio plus humain suffisent à rendre l’ensemble plaisant.

Au final, pas le meilleur de la série, mais un court roman qui se lit facilement et qui apporte son lot de bonne humeur.