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Emmanuel Bove est un auteur né de parents Russe et Luxembourgeois en 1898.

Pour en savoir plus sur l’auteur, n’hésitez pas à vous rendre sur le site qui lui est consacré : Emmanuel Bove, le site.

L’auteur ne sera pas souvent cité dans mes chroniques pour s’être très peu consacré au seul genre qui m’attire : le roman policier.

Pour autant, dans sa production, le lecteur de polars que je suis a déniché : « Le meurtre de Suzy Pommier ».

Le meurtre de Suzy Pommier : Suzy Pommier est une jeune et belle actrice promise à une grande carrière. Suite à un premier succès d’estime, le grand soir de la projection de son nouveau film est arrivé. Mais le ressenti des spectateurs est assez trouble. Outre le mauvais jeu du partenaire de la starlette, ce qui choque le public est la violence de la scène finale où le personnage joué par Suzy est étranglé dans sa baignoire par son amant. Mais, ce qui va faire la une des journaux, le lendemain, c’est la nouvelle de la découverte du corps sans vie de Suzy Pommier, retrouvée, étranglée, dans sa baignoire. Hector Mancelle, jeune policier, va se lancer dans l’enquête au grand dam de son supérieur qui pense très vite avoir mis la main sur le meurtrier. Mais le jeune Hector, loin de soutenir son chef, annonce clairement qu’il trouvera le véritable assassin de l’actrice.

Avec ce court roman, Emmanuel Bove nous livre un petit polar dans la veine de son époque.

Hector Mancelle est un jeune policier qui va se lancer dans l’enquête en court-circuitant sa hiérarchie et ne pas se contenter des évidences ni des aveux d’un suspect.

L’auteur, à travers l’enquête policière, en profite pour faire une étude de mœurs du milieu médiatique du cinéma, mais aussi de la misère humaine sous toutes ses formes, notamment au travers du père de la victime...

Si aucun des aspects du roman : l’intrigue, le style, les personnages, ne navigue dans les sphères les plus hautes du genre, l’ensemble tient cependant très bien la route et ne dénote pas de ce qui s’écrivait à l’époque.

Au final, un roman qui m’a apporté un certain plaisir et un plaisir certain de lecture dans une période où je me concentrais difficilement sur des ouvrages (j’en avais abandonné plusieurs d’affilés en court de route).