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Pierre Adam, alias Antonin Seuhl, est un pseudonyme de l’auteur Marie Augustin Gustave Patou, né en 1883 et mort en 1943.

Il a beaucoup œuvré pour la collection d’aventures des éditions Offenstadt, pour des récits d’aventures, donc, mais également dans l’imaginaire et le sentimental, mais également, dans le policier.

Les yeux fantômes : La population de Philadelphie est en proie à la terreur. La bande des « Yeux fantômes », un gang d’assassins qui dissémine dans toute la ville des sacs contenant le corps de leurs victimes. Quand le policier en charge de l’enquête est retrouvé, à son tour, sans vie, dans un sac, le célèbre détective américain Allan Clarkson déclare la guerre aux tueurs sanguinaires. La réponse de l’ennemi ne se fait pas attendre, la nuit venue, le ciel s’embrase de deux yeux lumineux, accompagné d’un message qui lézarde l’obscurité : ALLAN CLARKSON MOURRA… 

Voici un récit qui s’inscrit parfaitement dans le style et le genre de ce qui s’écrivait à son époque : un détective... américain... du mystère... de la romance... des déguisements... des rebondissements... un brin de fantastique, du moins, en apparence...

Pierre Adam était donc un auteur spécialisé dans le genre aventure et imaginaire et cela se ressent à la lecture de ce court roman (17 500 mots). 

Mais, on sent la volonté de l’auteur de surfer sur le succès du détective américain (après l’appétence des lecteurs pour les détectives anglais tel Sherlock Holmes) après l’arrivée, en France, grâce, notamment, aux éditions Eichler, des détectives Nick Carter, Nat Pinkerton, Lord Lister, Ethel King, ou d’autres comme John Strobbins, de José Moselli, Tip Walter, Williams Tharp de Georges Meirs, ou encore Jim Jackson d’Hector Saintillac...

Il n’est donc pas étonnant que le héros de ce roman soit détective et américain.

Allan Clarkson est un célèbre détective de Philadelphie, ville qui est sous le joug d’un gang d’assassins qui dépose des corps dans des sacs un peu partout.

Quand le policier chargé de l’affaire est à son tour victime des criminels, la population souffle en apprenant qu’Allan Clarkson entre en jeu.

Une jeune femme survit à l’agression des « Yeux fantômes » et Clarkson se fait fort de protéger la belle d’autant qu’il n’est pas insensible à son charme. C’est donc poussé par le double but de protéger la ville et protéger son amour que le détective va se plonger à corps perdu dans son enquête. Mais la terrible bande semble en possession de moyens extraordinaire, car elle n’hésite pas à illuminer le ciel de leur « logo » et du terrible message qui voue Clarkson à une mort certaine.

L’intrigue n’est pas l’atout principal du roman, de toute façon, la taille ne le permettait pas, mais l’auteur parvient à entremêler plusieurs ambiances : romantisme, fantastique, horreur, policier, aventure... en utilisant et en mixant les ingrédients à la mode à l’époque.

On lit avec plaisir cette enquête même si on a une longueur d’avance sur Clarkson et qu’on devine, bien avant lui, la révélation qu’il va avoir.

Au final, un court roman qui se lit facilement et qui apporte son lot de plaisir de lecture pour peu que l’on apprécie le style et les histoires de l’époque...