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Diniz Galhos est un jeune auteur qui a débuté par la traduction et qui semble être passionné de cinéma.

GokanTokyo, 2010. Une garagiste, jeune, jolie, très désagréable. Son père, ancien Béret Vert, à peine plus aimable. Une valise diplomatique débordant de billets. Un assassin américain lancé dans un safari humain. Des yakuzas dépassés. Du béton, de l’électricité, des armes et du sang. De la musique, du cinéma. Et un professeur de la Sorbonne chargé de voler une bouteille de saké appartenant à Quentin Tarantino. Secouez le tout. Servez dans un bar de quinze mètres carrés. Ce cocktail explosif, signé par le traducteur du Livre sans nom, nous emporte dans un voyage ébouriffant au pays du Soleil-Levant. 

Autant le dire tout de suite, Gokan est un roman dont la narration aurait de quoi me rebuter. Effectivement, je ne suis pas très fan des romans, des films ou des séries qui suivent plusieurs personnages qui n’ont rien à voir entre eux et qui vont finir par se rencontrer.

Pour autant, j’ai décidé de tenter l’aventure pour l’humour et les références cinématographiques qui semblaient pulluler dans le texte.

Et c’est pour ces mêmes références et ce même humour et ces personnages jusqu’au-boutistes, que j’ai achevé ma lecture.

Car, malgré le système narratif qui m’est rébarbatif, certains personnages, notamment, l’Américain, étaient source de répliques et de scènes assez drôles et décalées.

On a d’ailleurs l’impression de lire un mélange entre un roman et un scénario, ce qui permet de faire passer l’histoire pas très évoluée, mais très visuelle.

Pour autant, le problème du livre est inhérent au parti pris des multiples personnages : on ne s’accroche à aucun d’entre eux.

Avec une histoire qui ne vole pas haut et des personnages stéréotypés auxquels on ne peut s’attacher, restent les éclairs de violences et certains dialogues savoureux pour maintenir l’intérêt du lecteur.

Au final, si le roman ne laissera pas une trace indélébile dans l’esprit du lecteur, il offre, malgré tout, un agréable moment de lecture et c’est déjà pas mal.