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San Antonio nous revient avec une 23e aventure qui le conduira jusqu’en Suisse.

Au suivant de ces messieursComme j’ouvre la porte, je fais un bond en arrière qui m’envoie dinguer dans le porte-pébroques. Il y a trois Messieurs sur le paillasson, qui s’apprêtaient à sonner. Et ceux-là, pas d’erreur possible, ce sont des vrais de vrais. Ils ont des bouilles qui ne trompent pas. Ils seraient nègres ou nains que ça ne se verrait pas davantage. Le gnard San-Antonio se demande à la brutale si, par hasard, ça ne serait pas le commencement de la fin.

Au lendemain d’une grosse biture dont il a du mal à se remettre, San Antonio est convoqué par Le Vieux (son Boss) qui le charge de se rendre illico en Suisse pour abattre un certain Vlefta qui va y débarquer par avion et risquer de griller la couverture de Mathias, un ami du Commissaire.

Arrivé en Suisse, San Antonio se fait alpaguer par une jolie pépette qui l’amène chez elle et tente de l’empoisonner. Dans le coaltar, mais toujours en vie, San Antonio parvient à s’échapper et à mener sa mission à bien, non sans faire un certain barouf qui va le mettre sous les feux des projecteurs et dans le viseur de la police locale.

Le Commissaire San Antonio œuvre encore seul dans cet opus. Pas de Pinaud, ni de Bérurier. De mauvais choix en mauvaises décisions, SanA ne va pas se faciliter la tâche et va en prendre pour son compte.

Si l’intrigue n’est pas de haute volée, la courte taille du roman permet d’éviter les temps morts et d’avoir l’impression de se trouver face à un récit mouvementé.

On sera en droit d’excuser les choix du Commissaire, que l’on mettra sur le compte de la cuite, du voyage en avion, de la tentative d’empoisonnement, de la maladie... et de tous les tracas qui suivront.

Peu de personnages, un style usuel, on se trouve plutôt face à un honnête et classique San Antonio plutôt qu’à un bon voire un très bon San Antonio, mais ce n’est déjà pas si mal.

Au final, loin d’être le meilleur opus de la série, « Au suivant de ces messieurs » est un très court roman qui se lit vite et bien et qui offre un bon moment de lecture. Mais on attend avec impatience que l’auteur nous envoie du lourd.