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Comme je n’ai pas grand chose à dire sur l’auteur que ce que j’en avais dis lors d’une précédente chronique sur l’un de ses titres, je répète donc :

Florent Manuel est un des nombreux alias de l’auteur chilien de langue française, Henry Musnik, né à Punta Arenas en 1895 et mort à Paris en 1957. 

D’abord journaliste sportif, il se tourne, au début des années 30, vers l’écriture de romans d’aventures, de science-fiction et policiers. 

Il a la particularité (pas si particulière, d’ailleurs), d’être édité au sein de la collection « Mon roman policier » dont est tiré le titre qui nous intéresse aujourd’hui, sous différents pseudonymes : Claude Ascain, Jean Daye, Pierre Dennys, Pierre Olasso et Florent Manuel. Il écrira aussi pour la collection « Mon roman d’aventures » du même éditeur, Ferenczi.

Dans un vieux château : Simon Lepreux vient passer quelques jours dans le château. Le matin, l’homme a disparu. Le jardinier le retrouve, mort, dans une pièce dont le seul accès, la porte, est fermée. L’inspecteur Gaspin est chargé de l’enquête. 

Pas grand chose à dire réellement sur ce très court roman (fascicule 32 pages) si ce n’est qu’il ne laissera pas un grand souvenir ni par son style ni par son histoire.

Si j’avais déjà noté dans un fascicule précédent de l’auteur que, malgé sa grande production, il n’arrivait pas à s’épanouir dans un format aussi court, force est de constater, que c’est une nouvelle fois le cas. 

Ici, guère de personnages intéressants, l’auteur ne parvient pas à imposer son héros en si peu de temps, et l’intrigue est plutôt dans la mouvance de ce qui se faisait quelques décennies auparavant. Or, dans cette collection, on s’attend, comme ont su le faire d’autres auteurs, à un style et une histoire un peu plus moderne (on est dans le milieu des années 50).

Florent Manuel, alias Henry Musnik, n’y parvient pas. C’est fort dommage.

Au final, sans être une lecture indigeante, « Dans un vieux château » est juste une lecture qui ne laissera pas de trace dans votre esprit dès la 32ème page tournée.