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Marcel Priollet est un auteur que vous devez maintenant connaître, si ce n’est pas le cas, c’est que vous avez pris le train en route et je vous invite à lire mes chroniques sur les titres précédents de la série « Monseigneur et son clebs ».

Car, oui, « Le chien sait compter jusqu’à cinq » est un épisode de la série littéraire « Monseigneur et son clebs », c’est même le huitième titre et, malheureusement, le dernier.

Inutile, donc, de vous présenter Joachim, alias Monseigneur, ce personnage bourgeois-bohème, proche des clochards dont il prend la défense, mais aussi d’aider la police à élucider des affaires, en étant aidé par son fidèle berger allemand, Diabolo, un chien qu’il a élevé et dressé à Buchenwald où il était enfermé pour fait de résistance durant la guerre.

Le chien sait compter jusqu’à cinqLe Raincy est en émoi. Depuis huit ans, c’est la première fois qu’un grand cirque plante ses tentes dans la ville. La foule afflue pour voir les clowns, les jongleurs et les voltigeurs. L’ultime numéro – la cavalerie menée par le patron du barnum – est attendu avec impatience. Mais dans les coulisses, c’est la stupeur, l’affolement… le propriétaire a été retrouvé poignardé dans sa roulotte. Rouque, policier parisien qui était dans le public, commence à mener son enquête et trouve très rapidement le seul témoin du meurtre : un caniche appartenant au pitre… Ce dernier prévient son supérieur, le commissaire Bellavent, qui ne tarde pas à débarquer en compagnie de Monseigneur et son clebs…

L’inspecteur Rouque, un homme du commissaire Bellavent, est au Raincy, sur la piste d’un grand criminel que l’on recherche depuis son évasion. Il aurait été aperçu dans la ville.

Dans le même temps, Le Raincy accueille le cirque Monastier qui n’était plus venu depuis 8 ans.

Le soir de la première, alors que Rouque assiste au spectacle, au moment où Monastier, lui-même, doit faire son numéro avec ses chevaux, c’est l’affolement dans les coulisses, l’homme a été retrouvé dans sa roulotte, un couteau dans le corps.

Rouque, en attendant l’intervention de la police locale, commence son enquête et constate que l’unique témoin du meurtre est le chien du pitre qui était attaché à l’entrée de la roulotte. Le chien n’a pas aboyé, il connaissait donc le meurtrier. Celui-ci fait donc partie de la troupe.

Mais, comment faire parler un chien ? Si Rouque ne sait pas, son patron, le commissaire Bellavent, a bien une idée. Un chien devrait être le plus à même de comprendre un autre chien, et un clebs, il en connaît un, celui de Monseigneur.

C’est donc accompagné de Monseigneur et Diabolo que Bellavent débarque au Raincy.

Encore une fois, les deux héros éponymes de la série interviennent tardivement dans l’épisode (à la moitié, à peu près). Mais, une fois encore, on ne s’ennuie pas lors de leurs absences. Pourquoi ? Parce que, comme toujours, Marcel Priollet ne délaisse pas son histoire et développe une intrigue et propose un roman policier à part entière. Alors, Monseigneur et son clebs deviennent la plus-value de ce roman.

Les choses ne sont pas toujours ce qu’elles paraissent et là encore moins que d’habitude. Ainsi, si on se doute que l’évidence ne sera pas la vérité, on suit les pérégrinations de chacun et ce jusqu’à découvrir la révélation ultime.

Au final, un épisode qui clôt définitivement la série même si rien ne le laisse présager. Est-ce dû à un insuccès injustifié de la série, à la volonté de l’auteur de se concentrer sur d’autres projets ? Nul ne l’a su et nul ne le saura jamais. Pour autant, profitons et dégustons ce dernier épisode de « Monseigneur et son clebs ».