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Le commissaire Odilon Quentin revient pour une 40ème enquête sous la plume de Charles Richebourg.

Pour rappel, l'auteur qui se cache derrière le pseudonyme de Charles Richebourg est à l'heure actuelle encore inconnu.

Bagarre autour d'un cercueil : Léon Lecointe meurt d’une congestion cérébrale. Son frère, Alcide, est emporté, cinq jours plus tard, par une embolie. Quand Prosper, le cadet de la fratrie, est retrouvé, la semaine suivante, assassiné d’une balle dans la nuque, le commissaire Odilon Quentin, chargé de l’enquête, n’est pas loin d’imaginer qu’un quelconque Lecointe cherche à se débarrasser d’héritiers gênants. N’a-t-on pas entendu toute la famille se chicaner à l’enterrement de Léon pour une histoire de « trésor » qui ferait partie de la succession ? Mais l’enquête du policier va déterrer des terribles secrets et démontrer que chaque membre des Lecointe a un cadavre caché dans son placard…

 Le commissaire Odilon Quentin est un policier dans la lignée du commissaire Maigret, né sous la plume d'un auteur caché sous le pseudonyme de Charles Richebourg, pseudonyme qui a été utilisé principalement pour écrire les 46 titres mettant en scène Odilon Quentin (même si certains titres de la collection « Mon roman d'aventures » des éditions Ferenczi sont également signé par ce pseudonyme).

Il faut savoir qu'à quelques exceptions prêts, la majorité des titres de la série avoisine les 10 000 mots (les autres en font le double) et sont donc régis par les contraintes inhérentes au format (intrigue légère, personnages esquissés...). Et il faut savoir que pour performer sous cette courte taille, l'auteur se doit d'avoir un réel talent de narration et de concision. Et rares sont les écrivains à s'être sortis avec les honneurs de ces ornières littéraires. Inutile de préciser que Charles Richebourg en fait partie.

L'ensemble de la série est à ce point constante que je pourrais copier coller mes chroniques d'un titre à l'autre : une constance dans la qualité.

Car, bien qu'Odilon Quentin soit, à chaque fois, décrit en seulement deux phrases, cela suffit amplement pour se faire une image du personnage et pour s'y attacher.

Car, chaque enquête fait preuve d'une double humanité. L'humanité dans ce qu'elle a de plus crasse à travers ces crimes crapuleux. L'humanité d'un policier qui aime et respecte les gens du peuple et, s'il aime les règles, il n'hésite pas à les contourner quand la morale le réclame.

Car, tous les épisodes sont agréables à lire et aucun n'est décevant.

Et « Bagarre autour d'un cercueil » ne déroge pas à la règle. Bien au contraire.

Parce qu'Odilon Quentin va avoir affaire à une drôle de famille, une fratrie aux moeurs pour le moins étranges.

Il va alors devoir chercher parmi tous ces coupables potentiels, lequel sera le bon.

Au final, encore un bon épisode qui se lit rapidement et agréablement et qui donne envie d'en lire encore et encore et encore. Mais, malheureusement, il ne reste plus que quelques épisodes à déguster.