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Billy Mac Tiddle est un détective bien particulier puisqu’il est, en fait, un vendeur de chaussettes.

Billy Mac Tiddle est un vendeur de chaussettes particulier puisqu’il est, en fait, un excellent détective à ses heures perdues.

Et il faut avouer que le destin fait toujours en sorte de jalonner le chemin de ce jeune écossais de crimes en tous genres. Et, comme le bonhomme est fort curieux, il ne peut s’empêcher de se lancer dans l’enquête proposée par le hasard.

Billy Mac Tiddle est un personnage créé par l’écrivain Paul Max et dont je vous ai déjà parlé dans ses aventures précédentes : « Début dans la police », « Le meurtre d’Hilldrop Crescent » et « L’assassinat du torero ».

LE DRAME DU « MAGNIOLIA »Billy MAC TIDDLE, le détective vendeur de chaussettes, de retour de son voyage à Mexico, navigue sur le palace flottant le « Magniolia ». Un soir de tempête, l’acteur Teddy Michaël, l’ayant reconnu, lui demande protection, pensant être en danger. Pendant la nuit, le jeune premier s’évapore. Poussé par sa légendaire curiosité, Billy MAC TIDDLE se lance à la recherche du disparu et ne tarde pas à trouver des indices laissant présager qu’un drame s’est produit sur le « Magniolia »

« Le drame du Magniolia » fait suite à « L’assassinat du torero » puisque c’est en revenant de Mexico et alors qu’il navigue sur le Magniolia que Billy Mac Tiddle se retrouve face à une nouvelle énigme : la disparition d’un jeune acteur qu’il a vu, peu de temps auparavant, en train de se disputer avec une jolie femme de chambre.

Après un épisode didactique sur le monde de la tauromachie, épisode durant lequel l’auteur avait un peu mis de côté le style des précédents épisodes et où le personnage principal et son humeur n’étaient pas au même diapason qu’ordinaire, Paul Max et Billy Mac Tiddle reviennent à leurs bonnes habitudes.

Effectivement, Billy Mac Tiddle retrouve son humour un peu ironique et Paul Max retrempe sa plume dans un léger humour belge dont « L’assassinat du torero » était dénué.

On retrouve donc les dialogues et les pointes d’ironie qui avaient marqué les deux premiers opus, mais, là, dans un format un peu plus concis puisqu’au lieu de s’étaler sur la taille d’un roman, cette histoire se contente de la moitié soit 20 000 mots environ.

On commence à connaître Billy Mac Tiddle qui ne pense qu’à deux choses : ses chaussettes et les enquêtes policières.

Et c’est en dessinant les unes qu’il cherche à résoudre les autres.

Sur le paquebot croisière, Billy assiste à une dispute entre un jeune acteur de théâtre et une jolie femme de chambre. Quelques minutes plus tard, l’acteur, le reconnaissant, lui demande protection, pensant sa vie en danger.

Le soir, alors que la tempête fait rage, l’acteur disparaît et, au petit matin, le détective découvre des indices laissant supposer qu’un drame s’est déroulé.

Mais, comme durant la soirée, Billy Mac Tiddle, malgré la tempête, ou, plutôt, à cause de la tempête, s’est promené sur le pont, il a assisté à plusieurs scénettes qui lui laisse penser que l’auteur du crime n’est autre qu’un des protagonistes de ces évènements.

Paul Max utilise les codes du « Whodunit » (qui l’a fait ?) cher à Agatha Christie pour mieux se moquer d’un genre à succès à son époque. Pour cela, le détective établit une liste de potentiels suspects pour révéler, devant l’assistance des personnes de cette liste, qui est le coupable et comment il a commis son crime.

Bien sûr, puisque Paul Max et Billy Mac Tiddle sont très taquins, on se doute que les choses ne se passeront finalement à la sauce anglaise, mais à une sauce franco-belgo-écossaise.

C’est donc avec plaisir que l’on retrouve le jeune détective écossais, son assurance, son orgueil et son côté lunatico-décalé.

Si la taille du texte ne permet pas de développer une intrigue de haute volée, Paul Max tente tout de même de proposer une histoire pas totalement plate, avec son lot de rebondissements, de faux semblants, de fausses pistes qui permet au lecteur de ne pas s’ennuyer même si, à la fin, on ne sait pas trop si les révélations sont une représentation de la vérité ou une extrapolation d’un esprit torturé.

Au final, Billy Mac Tiddle, le détective vendeur de chaussettes, nous revient fidèle à lui-même et pour notre plus grand plaisir avec une enquête plus courte que les précédentes (en occultant « L’assassinat du torero ».