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Billy Mac Tiddle, alias « Le Roi de la chaussette », le jeune marchand de bonneterie et détective à ses heures perdues, créé par l’écrivain Paul Max, revient pour une cinquième aventure.

Inutile d’épiloguer sur l’auteur dont on ne sait pas grand-chose si ce n’est qu’il est né en Algérie en 1884 et qu’il a été naturalisé Belge et qu’il était journaliste.

Pour le personnage de Billy Mac Tiddle, vous pouvez consulter mes autres chroniques sur les autres titres le concernant : « Début dans la police », « Meurtre à Hilldrop Crescent », « L’assassinat du torero » et « Le drame du Magniolia ».

MYSTÈRE À DOMICILEBilly MAC TIDDLE, le célèbre « Roi de la chaussette », tant connu pour sa réussite dans le commerce de la bonneterie que pour ses talents de détective qui lui permirent, par le passé, de démêler d’extraordinaires mystères va se retrouver au centre de la plus étrange énigme de sa carrière. Par un soir de brouillard, aidé d’un membre de son personnel, Billy MAC TIDDLE fait ses comptes dans le bureau de son grand magasin. La tâche terminée, il raccompagne son caissier jusqu’à la sortie et constate, avec le veilleur de nuit, que les grilles ne se ferment plus. Le vieil employé pris d’un violent malaise se rend à l’infirmerie pendant que son patron retourne à son cabinet. Mais, une fois dans l’ascenseur, des coups de feu et des cris se font entendre au rez-de-chaussée. Un policier, attiré par les détonations, débarque sur les lieux en même temps que lui et, ensemble, découvrent un cadavre. À l’infirmerie, le duo tombe sur le corps sans vie du gardien. Cependant, quand les agents de Scotland Yard arrivent, les deux dépouilles ont disparu. Très vite, Billy MAC TIDDLE devient le principal suspect de ces crimes…

Comme le dit si bien James Day, le grand ami de Billy Mac Tiddle, agent de Scotland Yard : « Cette fois-ci, ce n’est plus vous qui avez couru après le mystère : c’est le mystère qui est venu chez vous ! »

Effectivement, alors, que, souvent, le jeune détective écossais court après le mystère, parfois, alors qu’il ne demande rien, c’est le mystère qui lui court après. C’était le cas dans « Meurtre à Hilldrop Crescent », c’est encore le cas dans ce cinquième opus.

Et quel mystère ! Billy Mac Tiddle prend sa soirée et une partie de la nuit pour finaliser les comptes de son entreprise avec l’aide de son comptable et ami. Le travail terminé, il le raccompagne à la porte du magasin, accompagné du veilleur de nuit.

Premier mystère, les portes ne se ferment plus. Second mystère, le vieux veilleur de nuit est pris d’un malaise et se rend à l’infirmerie. Troisième mystère, des coups de feu sont tirés dans le magasin. Quatrième mystère, un cadavre est découvert au rayon des chaussettes pour enfants. Cinquième mystère, le veilleur de nuit est trouvé mort à l’infirmerie. Sixième mystère, le premier cadavre disparaît. Septième mystère, le corps du veilleur de nuit disparaît également. Huitième mystère, le manteau du comptable est retrouvé par la police dans les sous-sols du magasin. Neuvième mystère, une bande de cambrioleurs de grande envergure envoie un message à Billy Mac Tiddle lui annonçant qu’il sera volé durant la nuit.

Neuf mystères en quelques lignes, voilà qui n’est pas banal. Et, encore, la liste n’est pas exhaustive, elle s’étale encore durant le reste de l’enquête.

Pas de chance, donc, pour Billy Mac Tiddle qui, non seulement, découvre des cadavres dans son magasin, mais qui, ensuite, est très vite suspecté par la police. Le sort s’acharne contre lui puisque son ami de Scotland Yard, James Day, est sur une affaire à Édimbourg et ne peut se porter caution pour lui.

C’est avec un grand plaisir que l’on retrouve le Billy Mac Tiddle des premiers opus et la plume de Paul Max qui lui servait de narrateur. Effectivement, si j’avais déjà noté cette qualité dans le précédent opus, « Le drame du Magniolia », là, l’effet est encore plus saisissant, du fait de la taille du texte qui se rapproche de celle des deux premiers romans (plus de 28 000 mots dans ce 5e titre), de l’humour du personnage principal, mais également de celui de l’auteur. Qui plus est, Paul Max nous offre un gimmick sous forme de leitmotiv qui ajoute une pointe d’humour supplémentaire et une touche décalée.

L’histoire n’est pas dénuée d’intérêt et l’on se demande réellement ce qu’il s’est passé dans ce magasin et ce qu’il va advenir de l’écossais qui semble être le suspect idéal pour les hommes de Scotland Yard.

Et d’ailleurs, le détective va surprendre le lecteur par ses réactions jusqu’à ce que l’on comprenne ce qui les a motivés.

L’auteur nous livre donc, en plus d’un personnage drôle et attachant, une histoire pleine de rebondissements et de mystères et de l’humour, ce qui est gage d’une lecture très agréable.

Au final, Paul Max replonge son héros, Billy Mac Tiddle, dans un monde teinté d’humour et un brin décalé qui lui sied à merveille et n’hésite pas à nous livrer une enquête mouvementée et rythmée.