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Quand j’ai une petite envie de ne prendre aucun risque et d’être assuré de lire un bon livre écrit par un bon auteur qui a un bon style, bien souvent, je me tourne vers le San Antonio de Frédéric Dard ou, en second choix, le Nestor Burma de Léo Malet.

Ainsi, régulièrement, je me plonge dans la bibliographie de l’un ou de l’autre.

Ne voulant pas perdre du temps à chercher un nouveau livre à dévorer et risquer de me tromper dans mon choix, j’ai donc choisi pour lecture, un Nestor Burma, en me contentant, comme pour les San Antonio, de les lire dans l’ordre d’écriture.

C’était donc au tour de « Corrida aux Champs-Élysées » de passer à la casserole.

Corrida aux Champs-ÉlyséesNestor Burma a un coup de blues. Pendant quelques semaines, il a été le garde du corps d’une star d’Hollywood dans un hôtel de l’avenue des Champs-Élysées où elle était descendue, puis au Festival de Cannes. Malgré lui, il en est un peu tombé amoureux. Pour lui changer les idées, son ami journaliste Marc Covet l’invite à deux avant-premières : le premier film met en vedette Denise Falaise, une vedette adulée ; le second, Lucie Ponceau, une vieille actrice qui fait là un retour fracassant. Accompagné de Burma, Covet se rend après la projection au domicile de la Ponceau pour l’interviewer, mais la découvre agonisante sur son lit. Nestor Burma appelle le commissaire Faroux qui débarque avec son médecin légiste : la vieille star s’est empoisonnée à l’opium. Le milieu du cinéma est sous le choc. Le producteur Montferrier, inquiet, engage Burma pour surveiller Tony Charente, la vedette d’une prochaine grosse production. Il craint une rechute de Tony qui sort d’une cure de désintoxication. Le détective, qui tient à démasquer le coupable qui a fourni l’opium à la Ponceau et signé ainsi son arrêt de mort, tient l’occasion qu’il cherchait de se lancer sur la piste de la bande à Venturi, un réseau de trafiquants. Or, c’est connu, les malfrats n’aiment pas qu’on mette le nez dans leurs affaires. Ils vont en donner la preuve à Burma en l’assommant et en lui faisant découvrir le corps sans vie d’un journaliste qui avait voulu lui aussi en savoir trop. En dépit de l’avertissement, Nestor Burma s’entête et arrive à ses fins.

Nestor Burma fait son cinéma ou, tout du moins, pénètre le milieu du cinéma en devenant le garde du corps d’une starlette.

Alors que la jeune actrice est retournée dans son pays, le détective continue d’occuper la chambre d’hôtel qui lui avait été louée et à fréquenter le milieu. C’est en accompagnant Covet, son ami journaliste, chez une actrice vieillissante sur le retour qu’il la découvre morte, probablement par overdose.

Nestor Burma, intrigué, va chercher à comprendre ce qu’il s’est passé.

Bon, je ne m’attarderais pas sur cet opus, car, pour une fois, je n’ai pas vraiment été emballé, ni pas l’histoire ni par le style.

L’histoire n’est pas passionnante et n’offre pas réellement de bons moments. L’intrigue a du mal à se mettre en place et encore plus à progresser.

Comme, en parallèle, le style usuel de la série n’est pas vraiment présent, il ne m’est pas resté grand-chose à me mettre sous la dent.

Alors, certes, je suis tout de même allé au bout de ma lecture sans trop forcer, grâce, notamment, à la courte taille du roman, mais je l’ai refermé sans regret et sans qu’il me laisse un souvenir impérissable.

Aussi, je ne m’attarderais pas plus sur cette critique.

Au final, alors que Nestor Burma était, jusqu’à présent, un refuge sûr quand je sortais d’un mauvais livre, voilà qu’il se met à me décevoir quelque peu à son tour. Attention, Burma, à ne pas renouveler cette frasque.