CouvUADLT

René Trotet de Bargis est un auteur assez mystérieux de la littérature populaire, comme beaucoup d’auteurs, me direz-vous, dont on connaît quelques pseudonymes (Roland de Novesne, René de Bargis, Guy de Bargis) et qui œuvra dans les différents genres littéraires à la mode à l’époque (policier, sentimental, aventure, fantastique...).

OXYMORON Éditions s’est déjà intéressé à l’auteur en rééditant, dans la collection « Les Cadennes » le titre « Le silence fatal ».

« Le silence fatal » mettait en scène l’inspecteur de la Sûreté Vigeon, personnage que l’on retrouve dans « Un appel dans les ténèbres » et quelques autres titres de l’auteur.

UN APPEL DANS LES TÉNÈBRES : Charles MAURY, un jeune écrivain, vient d’hériter d’une maison dans un coin reculé d’une proche banlieue parisienne. Très vite, sa curiosité le guide à surveiller son étrange voisin qui semble se terrer chez lui, dans la Villa Rose. Il ne reçoit pour unique visiteur qu’une énigmatique femme voilée. Obnubilé par le désir ardent de connaître le fin mot du mystère, l’auteur va faire appel à son ami, le célèbre inspecteur VIGEON. Mais, alors que Charles MAURY commence à se persuader qu’il s’est laissé influencer par son imagination, un drame se déroule dans la Villa Rose.

 Un écrivain à l’imagination fertile hérite d’une villa dans une banlieue tranquille. Seule une villa, la Villa Rose, jouxte la sienne et c’est tout naturellement que l’auteur va s’intéresser à son étrange voisin, un homme qui vit calfeutrer chez lui et qui n’a pour seules visites, celles d’une femme tout aussi intrigante que lui puisque celle-ci ne se déplace que voilée.

L’écrivain fait alors appel à un ami policier, l’inspecteur Vigeon, qui, lui aussi, se laisse prendre par l’envie d’en savoir plus.

Alors que le policier attend que son congé soit accepté pour revenir chez son ami, celui-ci continue son observation et surprend une altercation entre une femme et un dénommé Albert (le voisin se nomme Louis Pierre).

Le lendemain matin, la femme de ménage de la Villa Rose découvre, dans la salle de bain, le corps d’une femme au visage vitriolé...

René Trotet de Bargis nous propose là un petit mystère auquel se prend, tout d’abord, son écrivain, puis son policier, et, enfin, le lecteur, même si ce dernier semble avoir un petit peu d’avance sur le duo d’enquêteur, du moins, au début de l’affaire.

Si, dans un premier temps, c’est Charles Maury qui prend la vedette, c’est, par la suite, Vigeon qui prendra les rênes de l’enquête et du roman dans sa quête de l’identité de la fameuse femme au visage dévoré par l’acide.

Pas une grande intrigue, donc, mais rappelons que le format court ne le permet pas trop (16 000 mots ici), mais l’auteur sait tout de même bien manier sa barque et possède une certaine habileté de narration qui font que l’ensemble se lit rapidement et agréablement.

Les personnages sont à peine esquissés, mais c’est là le lot de la plupart des titres de cette taille.

Au final, un bon petit roman policier, dans la veine de ce qui s’écrivait à l’époque.