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Continuons notre découverte de la production de Marcel Priollet, un auteur majeur de la littérature populaire de la première moitié du XXe siècle, pour la collection culte « Mon Roman Policier », 1re série, des éditions Ferenczi, datant des années 1920.

Marcel Priollet, je vous en ai déjà beaucoup parlé pour ses deux séries policières « Old Jeep et Marcassin » et « Monseigneur et son clebs », mais aussi pour ses autres participations à la fameuse collection ferenczienne.

 

LA MACHINE À RENDRE FOU : Le policier français Jean CLAUDEL est délégué dans la province basque espagnole pour aider les autorités locales qui sont impuissantes à résoudre le mystère de la disparition d’une riche châtelaine. Alors qu’il n’a pas encore entamé son enquête, un vieil homme demande à le rencontrer à son hôtel et lui annonce qu’il est l’assassin de la femme recherchée. Jean CLAUDEL, plutôt que de se réjouir d’avoir clôt l’affaire aussi rapidement, exige des éclaircissements auprès du vieillard, mais celui-ci est incapable de lui en fournir...

Découvrir les textes de Marcel Priollet édité dans « Mon Roman Policier », 1re série, après avoir lu la production plus tardive de l’auteur est un double voyage. Voyage littéraire, dans une époque marquée par un style et des sujets, mais également voyage dans un style, en constatant la différence qu’il peut exister entre les productions de l’auteur pour une collection généraliste dans laquelle il s’est fondé et collection spécifique qui n’existe que pour accueillir ses textes et son ou ses personnages.

Ce double voyage permet de constater, dans un cas, que Marcel Priollet était un bon auteur, et dans l’autre cas, que c’était également un bon « faiseur ».

Mais l’on constate également que l’homme était capable de surfer sur les sujets et les genres à la mode.

J’en avais déjà parlé avec d’autres titres de la même collection, et les sujets abordés comme l’exotisme, l’américanisation, le grimage... 

Autre titre, autre sujet, que je n’aborderais pas pour ne pas déflorer l’intrigue, mais on retrouve ici un sujet très utilisé à l’époque dans le genre policier, mais pas que.

Marcel Priollet crée, pour l’occasion (je ne pense pas que le personnage revienne dans un autre titre) le policier Jean Claudel, un français qui va épauler ses homologues espagnols qui sèchent devant la mystérieuse disparition d’une riche châtelaine.

Du fait de la concision des titres de la collection (ici, environ 11 000 mots), on comprend, une nouvelle fois, que l’auteur se concentre sur l’action plutôt que sur le cheminement de pensée. D’ailleurs, le parti pris est assumé d’entrée de jeu en spécifiant que Jean Claudel est un homme d’action plus que de réflexion. C’est donc, une nouvelle fois, à un court roman policier d’aventure ou d’action, que l’on va pouvoir lire avec ce titre.

Si le sujet est un peu daté, l’ensemble se lit de façon très agréable, notamment grâce à une narration qui remplit bien son office.

Au final, encore un petit roman de Marcel Priollet qui se lit avec plaisir même s’il ne marquera pas les esprits outre mesure, mais c’est le lot des textes de cette concision.