IMG_20180712_0001

Claude Ascain, de son vrai nom Henry Musnik, est un des auteurs les plus prolifiques de la littérature populaire française bien qu’il soit né au Chili.

D’abord journaliste sportif (il écrira notamment plusieurs courts romans policiers se situant dans le monde du sport sous le pseudonyme de Jean Daye), il devient écrivain et abreuve les collections (principalement des éditions Ferenczi) sous de nombreux pseudonymes : Claude Ascain, Jean Daye, Alain Martial, Gérard Dixe, Pierre Olasso, Florent Manuel, Paul Braydunes, etc.

Il a principalement œuvré dans les genres « Policier », « Aventures » et « Science-Fiction ».

Sa production est immense et parvenir à en faire une liste exhaustive relève de l’impossible.

Comme de nombreux auteurs de littérature populaire de l’époque qui produisaient énormément, Henry Musnik crée des personnages récurrents, la différence étant le nombre assez imposant de ces personnages que l’auteur utilise régulièrement.

Parmi ceux-ci : Robert Lacelles, le gentleman-cambrioleur, le Cambrioleur Invisible, le cambrioleur au grand cœur.

LE MAÎTRE DE LA CAMBRIOLE : Robert LACELLES, alias le « Cambrioleur Invisible », lors d’une de ses équipées nocturnes chez un riche et vieux célibataire, met la main sur un lot de diamants et une étrange pièce ancienne. Quand le neveu de la victime est accusé du vol et arrêté par la police, Robert LACELLES n’écoute que son bon cœur et va se charger de faire libérer le malheureux sans se douter qu’il se mêle à une bien dangereuse affaire…

En littérature populaire, comme en chimie (ainsi que le disait Antoine Lavoisier), rien ne se perd, rien ne se crée, tout se transforme.

Ainsi, les personnages de la littérature populaire d’hier inspirent les personnages de la littérature d’aujourd’hui.

Robert Lacelles, le cambrioleur au grand cœur, n’échappe pas à cette règle et c’est bien évidemment un peu d’Arsène Lupin que l’on retrouve en lui. Mais c’est également le cas de la plupart des personnages de cambrioleurs de la littérature de l’époque (John Strobbins de José Moselli, Géo Nox de Paul Maraudy, l’Homme au stylo de Marcel Idiers...).

Robert Lacelles est un trentenaire athlétique, mais svelte, élégant, intelligent, sachant se grimer, chimiste à ses heures, et doté d’un cœur généreux.

Claude Ascain nous livre une histoire de cambriolage et d’espionnage dans la veine de ce qui se faisait, mais de façon assez concise puisque le texte s’étale sur un peu moins de 9 000 mots.

Alors, bien sûr, la taille ne permet pas de proposer une histoire développée avec une intrigue de haute volée, mais l’ensemble se lit plutôt agréablement et le personnage, à défaut d’être super original, est sympathique.

Au final, Claude Ascain nous propose une petite histoire autour d’un cambrioleur sympathique qui remplit bien son office : divertir le lecteur.