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Lecture un peu dans le désordre des « Enquêtes du Professeur » de René Byzance ou autres (certains titres sont signé Byzance, d’autres ne sont pas signés).

Après avoir découvert le Professeur, alias l’inspecteur Gonzague Gaveau, par « Meurtre à Baumugnes » et « L’assassinat de la mère Cibiche », voilà que je lis enfin la toute première enquête du personnage : « Le crime du Bar du Peuple ».

Gonzague Gaveau est un inspecteur de police qui a fait Sorbonne, d’où son surnom et qui, voulant fuir les crimes sordides de la capitale a demandé sa mutation à Grenoble, mais les hommes et les femmes s’entretuent, même jusque dans les Hautes-Alpes.

Je ne m’étendrais pas sur l’auteur, de toute façon, il n’a pas signé son texte et même s’il s’agit de René Byzance, je n’ai rien trouvé à dire dessus.

CRIME AU « BAR DU PEUPLE » : L’inspecteur Gonzague GAVEAU, dit « Le Professeur », après avoir résolu l’affaire du « Meurtre à Baumugnes », s’installe dans une modeste chambre au « Bar du Peuple », établissement tenu par la plantureuse et exubérante Martine qui héberge une faune hétéroclite et haute en couleur. Un matin, la patronne est retrouvée dans la salle commune, baignant dans son sang, la gorge tranchée. « Le Professeur » va alors se charger de l’enquête…

Second épisode de la série des « Enquêtes du Professeur », initialement édité dans la collection « L’Indice » des éditions populaires Monégasques et probablement écrit par René Byzance.

L’inspecteur Gonzague Gaveau est donc un policier parisien qui a demandé sa mutation à Grenoble.

Ayant enquêté à Baumugnes sur un meurtre, de retour, il s’installe au Bar du Peuple, n’ayant ni les moyens ni l’envie de loger dans une auberge plus huppée.

Le Bar héberge de drôles de personnages, depuis la patronne, une quarantenaire affriolante ayant passé une partie de sa vie au Cameroun, comme, d’ailleurs, une partie de ses pensionnaires et clients.

Les suspects sont nombreux, depuis le compagnon de la victime, un homme bien plus jeune qu’elle, épuisé de nature et par l’alcool, le fils de la morte, issu d’une relation passée et qui vit un amour contrariant avec la maîtresse de son père qui a été également sa nourrice, un drôle de cycliste qui semble bien moins performant sur un cycle qu’il ne le dit, un motocycliste... jusqu’au maire la ville dont la trogne ne revient pas au policier.

Court roman (au départ il a été édité sur 16 pages bien remplies de petits caractères) qui dépassé à peine les 9 000 mots. Est-il nécessaire de répéter que sur un tel format, l’intrigue ne sera jamais la qualité principale d’un texte ?

Non, bien sûr ! Le plaisir est donc à trouver ailleurs : dans un personnage, une histoire, une ambiance, un style.

On retrouve un peu de tout ça dans les épisodes des « Enquêtes du Professeur » certes, pas dans un dosage massif, mais dans une posologie adaptée à la taille du roman.

Au final, un épisode dans la lignée du précédent qui, sans atteindre des sommets, offre au lecteur un bon moment de lecture et lui donne envie de lire le suivant.