TA 8

Le problème, lorsque l’on s’attaque à la lecture d’une série et que l’on veut faire une chronique sur chaque épisode, c’est que l’on est obligé de répéter à chaque fois un peu la même chose (pour ceux qui n’ont pas lu les précédentes chroniques) parce que l’on a affaire aux mêmes personnages, à la même plume, au même genre littéraire...

Aussi, je vais faire un résumé succinct :

L’auteur de la série « Thérèse Arnaud » est l’énigmatique Pierre Yrondy, auteur, également, de la série « Marius Pégomas ». Les aventures de « Thérèse Arnaud » ont été écrites et publiées initialement en 1934. Elles ont pour terrain de jeux la Première Guerre mondiale et Thérèse Arnaud y est l’une des plus célèbres espionnes françaises. Elle est entourée d’hommes de confiance : le colosse Malabar, l’agile Languille, le malin Friquet, et le scientifique Marcel.

Passons maintenant à l’épisode d’aujourd’hui :

Un immonde chantage :

La Première Guerre mondiale bat son plein ! Les troupes allemandes ont envahi le petit village de Pierrelaye dans lequel elles sont confrontées à la résistance de certains habitants.

Refusant de dénoncer les rebelles, Pierre Gallois, le maire du bourg, est promis au peloton d’exécution.

Sa fille Lucie, espérant obtenir la grâce de son père, vient plaider sa cause auprès d’un officier. Un odieux marché lui est alors proposé : devenir espionne au service de l’Allemagne contre la vie de son paternel.

N’ayant pas d’autre choix, la jeune femme accepte à contrecœur, mais, pendant l’une de ses missions, elle va croiser la célèbre espionne Thérèse Arnaud qui va alors tout mettre en œuvre pour contrer l’ennemi et sortir Pierre Gallois des griffes de l’adversaire…

Dans un petit village du Val d’Oise, les Allemands subissent les exactions de villageois. Le maire est arrêté et sommé de dénoncer les coupables. Devant son refus, il est condamné à être exécuté. Il parvient à convaincre son geôlier de faire parvenir une lettre d’adieu à sa fille.

Mais celle-ci n’est pas décidée à laisser son père mourir et elle décide de plaider sa cause auprès de l’officier du village. Le jeune lieutenant Hamsler, qui assiste à la scène, devant la beauté de la jeune femme et le fait qu’elle parle allemand, voit en elle une potentielle alliée de charme et lui met un marché en main : devenir espionne au service de l’Allemagne contre la vie de son père.

La jeune femme accepte la mort dans l’âme et va se voir confier des missions. Durant l’une d’entre elles, elle est abordée par Thérèse Arnaud qui va prendre connaissance des malheurs de Lucie, et tout faire pour l’aider et sauver son père.

Les ingrédients des précédents épisodes sont plus ou moins respectés : un peu d’humour, pas mal d’espionnage, beaucoup d’actions.

Si Thérèse Arnaud arrive un peu tard dans l’épisode, ce que l’on pourra reprocher le plus est la quasi-absence de la plupart de ses hommes à l’exception de Languille. Car, si Malabar apparaît brièvement, Friquet et Marcel sont eux aux abonnés absents.

Si cela ne nuit en rien à l’action, cela atténue tout de même l’attachement que l’on a à rencontrer les personnages usuels, chacun à sa place, comme on a pu le faire jusqu’ici.

Ceci dit, l’épisode se lit plutôt agréablement, comme les autres même si, du coup, absence de Friquet oblige, l’humour est moins présent et, avec celle de Malabar, l’action est un peu en retrait également. La part belle est alors faite à l’aventure et Thérèse Arnaud et Languille vont devoir en vivre pour se sortir de la gueule du loup dans laquelle ils vont se jeter corps et âmes afin de sortir le maire des griffes allemandes.

Pierre Yrondy nous livre donc là un épisode « classique », dans la veine de ce qu’il a proposé jusqu’ici avec ses phrases courtes, ses passages d’un temps au passé à celui du présent, afin de dynamiser son histoire.

Pour le reste, pas grand-chose de plus à dire si ce n’est que le lecteur attend avec impatience le prochain épisode à cause du rebondissement final de celui-ci, mais également parce que le suivant verra Thérèse Arnaud se confronter avec Mata Hari, rien de moins.

Au final, un bon épisode qui se lit vite et bien, mais qui est légèrement en deçà des autres.