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Frédéric H. Fajardie est un auteur de romans historiques et de romans noirs auquel je ne m’étais jamais confronté en tant que lecteur pour la seule raison que je ne savais pas par où commencer avec lui.

Fajardie est un grand nom de la littérature policière et je devais combler ce manque de ne point connaître sa plume, mais n’étant pas féru de romans historiques, il me fallait trouver le roman policier plus contemporain qui me donnerait envie.

Comme je suis obsédé par les personnages récurrents, et découvrant, via une critique, l’existence du commissaire Padovani, un héros de l’auteur apparaissant dans 6 romans (l’auteur est mort durant l’écriture du 7e), je décidais donc de faire la connaissance conjointe de l’auteur et du personnage.

Ne trouvant pas le premier roman de la série, « Tueurs de Flics », je me rabattais sur le 4e : « Polichinelle mouillé ». La courte taille du roman (170 pages) ne faisait que confirmer mon choix (j’aime les petits romans).

Polichinelle mouillé :

Pourquoi un dingue pousse-t-il des gens sous des rames de métro ? Comment une superbe jeune fille peut-elle tomber amoureuse de moi – et perturber mon enquête ? Pourquoi la maffia s’en mêle-t-elle ?
Moi, commissaire Padovani, un foutu flic avec une drôle d’équipe : pourquoi me refile-t-on toujours les affaires les plus dures, celles où, comme les feuilles mortes de la chanson, les cadavres se ramassent à la pelle ?

Je dois le confesser tout de suite, ce roman m’a laissé une impression mitigée. Mitigé est bien le sentiment qui prédomine dans ce texte puisque, que ce soit le style, le personnage ou l’ensemble, rien ne m’a déplu, mais rien ne m’a, non plus, enthousiasmé.

Question style, si rien n’est indigeste, dans l’écriture ou dans la narration, j’ai bien du mal à trouver ce qui la différencie d’un quelconque autre auteur de bonne facture.

Il n’y a guère que la narration qui alterne entre la troisième personne pour conter les méfaits du « pousseur » et la première pour raconter l’enquête du point de vue du policier, qui ait un petit goût d’originalité. Car le reste ne sort pas tellement des sentiers battus.

Le personnage principal, le commissaire Padovani est dans cette même mouvance. S’il se veut original, et parvient à l’être en de rares moments, il n’est pourtant guère différent de bons nombres de ses confrères littéraires.

Certes, il reste le sens de la formule de Fajardie, une critique de la société de son époque où l’on sent un désabusement évident, quelques pointes d’humour pas négligeables et un « méchant » qui ne l’est pas du tout en ce personnage du « pousseur ».

Mais à part ça... 

Au final, une lecture qui, sans m’enthousiasmer, ne m’a pas rebuté, ce qui n’est pas si fréquent que cela. Il me faudra revenir à Fajardie et, pourquoi pas, à Padovani, ultérieurement, pour me faire un avis plus défini.