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Le commissaire Benoit est un personnage littéraire né de la plume de Robert et Jean Grimey en 1946 au sein d’une collection éponyme chez les éditions Nicéa qui compte apparemment 13 titres.

Difficile d’en savoir plus sur les auteurs (ou l’auteur qui se cache derrière ce double pseudonyme).

En ce qui concerne le commissaire Benoit, notons qu’un personnage éponyme apparaît dans des titres signés Géo Duvic (alias Maurice Lambert) ou Gérard Dixe (alias Henry Musnik). Mais peut-être les deux personnages n’ont-ils rien en commun.

Notons également que dans la série signée Grimey, il semble que le commissaire Benoit entre en lutte permanente avec un avocat marron appelé Le Mondain puisqu’il apparaît dans au moins trois des titres de la collection (et peut-être plus, c’est à confirmer).

Le vol de la bombe atomique :

Le commissaire Benoit et son jeune secrétaire Pierre Lissier sont en voyage aux É.-U. quand ils apprennent que les plans secrets d’une bombe atomique encore plus performante viennent d’être volés près de New York.

Refusant d’abord de participer à l’enquête malgré l’insistance des autorités locales, le commissaire Benoit entend bien suivre l’affaire de près...

Difficile de se faire un avis tranché sur la série et sur les auteurs à partir de la lecture de cet unique titre tant il semble que la série devrait se lire dans l’ordre. Mais celle-ci étant extrêmement difficile à trouver, le lecteur lambda d’aujourd’hui n’a d’autre choix que de lire les épisodes qu’il arrive à se procurer.

La série donne l’impression de devoir se lire dans l’ordre, car le commissaire Benoit semble, dans cet épisode, avoir continuellement comme némésis le Mondain, un avocat marron a qui il a déjà été confronté dans l’épisode précédent (comme en atteste une référence de bas de page) et doit probablement l’affronter encore dans l’épisode 6 titré « La faute au Mondain ».

Du coup, et si l’impression est confirmée, le personnage et l’histoire s’étoffent-ils probablement au cours des épisodes. Ainsi, lire uniquement ce troisième épisode peut ne pas donner une idée réelle de la valeur de l’un ni de l’autre.

Car le commissaire Benoit est ici à peine estompé. Très peu décrit, tant physiquement que mentalement, ce qui n’est pas surprenant dans un roman fasciculaire dépassant à peine les 11 000 mots, le lecteur peine à s’attacher à celui-ci de même qu’à son secrétaire.

Puisque l’histoire peut se lire indépendamment (je parle de l’intrigue de ce titre, et non de l’histoire au sens large de la série), l’intrigue, on s’en doute, ne volera pas très haut. Et pourtant, l’auteur tente de multiplier les pistes et les intrigues, mais, faute de temps, ne les mène pas très loin.

Question style, au premier abord, l’ensemble est un peu plat sans être pour autant rébarbatif. Ce n’est donc que sur le long terme (si long terme il y a) que l’auteur et le personnage pourraient emporter l’adhésion des lecteurs.

Seulement, voilà, ayant peu de chance de trouver les autres épisodes, je risque de rester dans ce flou artistique duquel je ne peux extraire un avis définitif et tranché sur la série et le personnage.

Au final, la lecture de « Le vol de la bombe atomique », sans être enthousiasmante, ne se révèle pas ennuyeuse. Il semble cependant que celle-ci gagnerait en intérêt si elle intervenait après celles des épisodes précédents et avant celles des épisodes suivants.