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« Séjour clandestin » est le 9e épisode d’une série de textes consacrés au personnage du détective Yves Michelot créé par Henry Musnik sous le pseudonyme de Florent Manuel pour le compte de la collection « Mon Roman Policier » des éditions Ferenczi au début 1950 sous le format de fascicules de 32 pages contenant des récits d’environ 8 000 mots.

Mais peut-on réellement dire que ce texte, comme les précédents, est un épisode de « Yves Michelot, détective » puisqu’ils sont tous la résultante de réécriture d’épisodes écrits pour les aventures du Commissaire Lenormand ou du Commissaire Benoît, les deux rédigées par le même auteur sous le pseudonyme de Gérard Dixe vers le milieu des années 1940.

Cet auteur : Henry Musnik, un écrivain né au Chili en 1895 et qui est un auteur incontournable de la littérature populaire fasciculaire française de par son immense production même si une part non négligeable de celle-ci est constituée de plagiats, réécritures, traductions pirates et emprunts...

Car Henry Musnik, durant tout le second tiers du XXe siècle abreuve de nombreuses collections de multiples titres publiés sous de très nombreux pseudonymes (Pierre Olasso, Gérard Dixe, Florent Manuel, Pierre Dennys, Jean Daye, Claude Ascain...)

 

SÉJOUR CLANDESTIN

 

Un étrange individu qui débarque clandestinement en France, un facteur abattu par deux malfrats devant la porte d’une famille sans histoire, un homme qui profite de la stupéfaction de tous pour s’échapper de la demeure, un chien joueur et un paquet provenant d’Afrique du Sud…

 

Le détective Yves MICHELOT va devoir démêler, au risque de sa vie, cet écheveau afin de trouver la solution de cette énigmatique affaire…

 

Yves Michelot est chargé de résoudre un drôle de mystère, un facteur abattu chez un particulier par deux personnes débarquées sous les yeux d’un père et d’une fille habitant les lieux et tandis qu’un inconnu, qui se cachait dans la maison, s’enfuyait de son côté.

Récit d’à peine 8 000 mots qui veut proposer un scénario trop complexe pour être efficacement résolu du fait de la concision imposée par le format. De cette volonté naît une impression de texte coupé à la hache afin de rentrer dans le cadre qui nuit au plaisir de lecture.

D’autant que l’auteur s’appesantit un peu trop sur une scène liminaire sur le débarquement de ce fameux passage clandestin au lieu d’expédier ce passage pour utiliser l’espace gagné à meilleur escient.

Le lecteur assiste ainsi à diverses scènes manquant de liant entre elles, ou de développement.

Dommage !

On notera que, comme la plupart, pour ne pas dire tous, les épisodes des aventures de Yves Michelot, celui-ci est issu d’une réécriture d’un récit des aventures du Commissaire Lenormand, écrit sous le pseudonyme de Gérard Dixe : « Le petit paquet de Johannesbourg ».

Au final, un épisode un peu haché qui aurait mérité soit une intrigue plus linéaire, soit de se passer de la scène liminaire qui occupe beaucoup d’espace pour pas grand-chose.