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« La vérité en salade » est la 32e enquête du commissaire San Antonio.

Inutile de présenter le personnage ni son auteur, Frédéric Dard.

La vérité en salade :

Le maquillage de la mémère se craquelle comme une terre trop cuite. Elle a trois tours de perlouzes sur le goitre, deux suspensions avec éclairage indirect aux étiquettes et une dizaine de bagues qui la font scintiller comme l’autoroute de l’Ouest au soir d’un lundi de Pâques. Figurez-vous que ce monticule aurifié et horrifiant s’envoie un jules de vingt... carats ! Seulement, ce petit téméraire vient de se faire allonger... du moins tout le monde le donne à penser. « Fouette dents-de-scie », comme dit Bérurier, cet angliciste distingué !
Paru en 1958 n° SA32

Une vieille et riche bourgeoise fait appel au commissaire San Antonio pour l’aider, elle a trouvé son jeune amant égorgé dans la villa secondaire qu’elle utilisait pour ses escapades.

Arrivé sur place, rien, pas plus de cadavre que de cheveux sur la tête à Yul Brynner.

Pour autant, un tapis a disparu.

Tout semble étrange dans cette affaire pour le commissaire, que ce soit la victime, sa petite amie, la vieille ou son riche mari... 

Tout comme dans le précédent épisode « En long en large et en travers », ici, nulle question d’espionnage, pourtant, le Vieux, le patron de San Antonio est cité, ce qui laisse supposer que le commissaire n’a pas changé de service.

Si la Sainte Trinité littéraire (San Antonio, Bérurier et Pinaud) est une nouvelle fois présente, on peut regretter que les deux subalternes du commissaire aient des rôles très secondaires.

On retrouve le style usuel de l’auteur et le plaisir de lecture est bien présent, pour autant, on peut reprocher à Frédéric Dard d’user d’un rebondissement final similaire à celui du roman précédent, ce qui est déjà gênant de par le manque de crédibilité de cette révélation, mais plus encore de par l’écho qu’elle fait avec celle du titre antérieur.

Au final, un bon petit San Antonio, mais pas un excellent San Antonio...