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« La bande noire » est un titre publié vers 1945 dans la sous-collection « Alain Barrois, le Roi des Détectives » de la « Collection Angoisse » des éditions Artima.

Cette sous-collection contient uniquement 4 fascicules de 32 pages contenant chacun un récit indépendant d’environ 8 000 mots mettant en scène le personnage d’Alain Barrois, un détective.

Les titres semblent écrits par deux auteurs, Luc Valmont et André Valmont, du moins deux titres sont signés de l’un et le reste, de l’autre, sans que l’on sache s’il s’agit d’une erreur de l’éditeur ou bien d’une facétie de l’auteur ou encore deux auteurs (de la même famille ou non).

Toujours est-il que l’on ne trouve pas trace, par la suite ou avant, d’un Luc Valmont, quant à André Valmont, 15 ans plus tard a été publié, sous ce nom, un ouvrage sur le grand banditisme, mais les deux auteurs n’en font-ils qu’un ? Mystère.

LA BANDE NOIRE

De retour d’une enquête l’ayant mené à Ostende, Alain BARROIS, le Roi des Détectives, fait un détour par Lille pour rencontrer son ami l’inspecteur Cormans.

Il trouve celui-ci fort agité à cause d’une affaire épineuse, celle de « LA BANDE NOIRE », un groupe de malfaiteurs qui menace, vole et tue les habitants de la région depuis quelques semaines.

Alain BARROIS accepte d’aider le policier à mettre la main sur des criminels sur lesquels la justice n’a, pour l’instant, aucun élément pour les identifier…

Aux alentours de Lille sévit une terrible bande de malfaiteurs, la Bande Noire, qui menace les paysans pour leur extorquer de l’argent, n’hésitant pas à les assassiner à coup de mitrailleuse en cas de refus.

La police, l’inspecteur Cormans en tête, n’a encore rien trouvé pour la mettre sur la piste de ces criminels quand Alain Barrois, l’ami du policier, débarque.

Celui-ci va apporter sa science pour mettre la main sur la terrible Bande Noire, ainsi nommée, car ses membres portent des loups noirs sur le visage pour conserver leur anonymat.

Avec ce très court roman (pas tout à fait 8 000 mots), André Valmont (?) où celui qui se cachait derrière ce pseudonyme, démontre qu’il maîtrisait parfaitement le format très concis du fascicule 32 pages. Mieux, il se permettait de ne pas utiliser toute la latitude d’un format qui peut contenir des textes d’au moins 10 000 mots.

Pour ce faire, l’auteur ne cherche pas à développer une intrigue exceptionnelle. Comme dans les autres titres de la série, il sait se contenter d’une intrigue simple qu’il va développer d’une façon linéaire.

Pour les personnages, il ne s’évertue pas à les dessiner précisément, sachant user d’un personnage basique dont les traits sont déjà gravés dans l’imaginaire des lecteurs grâce à ses nombreux pairs qui l’ont précédé (le détective intelligent et courageux au succès national, voire international, que l’on voit fleurir depuis un demi-siècle déjà).

Certes, l’auteur ne cherche pas l’originalité ni dans l’histoire, la narration ou les personnages, mais il sait, à juste titre, que la concision du format l’en empêche.

Cependant, ce qui fait la différence avec certains autres textes du genre d’autres auteurs, c’est qu’ici, Valmont (André et Luc) sait adapter sa plume à son genre et à son récit. Là aussi, il ne cherche surtout pas l’originalité, mais il se concentre sur une écriture fluide servie par une narration simple.

Pas d’indigence, donc, ni de sensation de textes coupés à la hache pour entrer dans le moule.

Ce qui fait que ce texte (et les autres de la série) est, du fait, très agréable à lire (pour un texte de ce format, sachant que je juge, comme toujours, le texte en fonction du contexte).

Au final, encore un bon petit roman qui sait parfaitement jouer avec le format et le genre. On ne pourra reprocher à ou aux auteurs, que cette série soit aussi concise que son format. Dommage.