CouvTMX33

« Torpille M.X.33 » est un court roman paru vers 1945 dans la sous-collection « Alain Barrois, le Roi des Détectives » de la collection de fascicules de 32 pages, « Collection d’Angoisse » des éditions Artima.

Cette sous-collection comporte uniquement 4 titres dont la moitié est signée Luc Valmont, l’autre, André Valmont.

Difficile d’identifier le ou les auteurs (impossible de savoir si le changement de prénom n’est pas dû à une erreur de l’éditeur) et on ne trouve guère autres traces de l’un ou l’autre nom dans la littérature si ce n’est un ouvrage sur le grand banditisme, paru 15 ans plus tard sous le pseudonyme d’André Valmont (est-ce le même ? Difficile à croire).

Le héros de ces 4 fascicules d’environ 8 000 mots, Alain Barrois, est un détective dans la lignée des nombreux personnages de policiers privés qui pullulaient depuis un demi-siècle dans la littérature populaire.

TORPILLE M. X. 33

Mademoiselle Godin, secrétaire d’un Général de la Défense Nationale, vient faire appel à Alain BARROIS, le Roi des Détectives, pour retrouver les plans d’une nouvelle torpille qui ont été dérobés dans le coffre-fort de son chef et dont elle avait la responsabilité, pendant qu’il était en voyage.

Celui-ci revient dans quelques jours et la jeune femme craint d’être soupçonnée d’espionnage si les documents n’ont pas réintégré leur place d’ici là.

Alain BARROIS, aussi galant homme que patriote, va tout mettre en œuvre pour débusquer le voleur et lui jouer un bien vilain tour…

Alain Barrois est sollicité par la secrétaire d’un Général pour retrouver les documents relatifs à une torpille, dérobé, en l’absence du militaire, dans son coffre-fort, dont la jeune femme avait le code et la clé.

Craignant d’être accusée d’espionnage, elle supplie le détective de retrouver les plans avant le retour de son patron...

Signé André Valmont, ce court récit de 7 500 mots est dans la même ligne des autres de la courte série. Tout juste s’il s’inscrit un peu plus dans l’espionnage, mais dans un domaine très à la mode à l’époque, et ce depuis quelques années.

On y retrouve Alain Barrois qui, pour une fois, s’appuie sur un auxiliaire, en l’espèce, une jeune femme de ses amies, pour retrouver le coupable et les documents.

Là encore, l’auteur (les auteurs ?) démontre qu’il maîtrise le format très contraignant du récit court d’un fascicule de 32 pages et qu’il n’use même pas de toute la latitude offerte par un fascicule de 32 pages pouvant aisément contenir 10 000 mots.

Pour ce faire, une nouvelle fois, l’auteur s’appuie sur une intrigue simple, une narration linéaire, et des personnages à peine esquissés.

Si le flou des personnages secondaires n’est pas gênant, celui du héros est quelque peu évaporé par le fait qu’il s’inscrit dans l’imaginaire du lecteur en étant à l’image de ses prédécesseurs.

De plus, le héros apparaissant sur la couverture, cela évite des descriptions oiseuses.

Le style est à l’image des autres titres, fluide, sans cassure de rythme, et sans fioriture. Juste ce qu’il faut pour savourer un texte agréable et court même si celui-ci ne demeurera pas dans l’esprit du lecteur (mais est-ce réellement le but d’un tel format ? Non, bien sûr, juste celui d’un court plaisir immédiat, sans prise de tête).

Au final, une série bien trop courte, dont les épisodes se révèlent des pastilles sans génie, certes, mais bien réalisées et atteignant leur but.