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Dans ma quête de récits policiers en tous genres, je ne pensais pas, un jour, m’arrêter et, surtout, terminer un ouvrage de ce genre.

Je parle d’ouvrage et non de roman, car il s’agit ici d’un premier recueil (il y en a trois, je crois) de courtes enquêtes dont la lecture prend environ une demi-heure.

Les enquêtes de Mélanie nous content donc, dans le cas de ce premier tome, 6 courtes enquêtes de Mélanie Planchet, une gentille septuagénaire catholique quittant sa Normandie natale pour aller dans le midi, dans une maison de retraite tenue par les bonnes sœurs, afin de se rapprocher de son fils.

Je ne vous dirai pas beaucoup de choses sur l’auteur, Françoise Casas, qui n’a même pas sa page Wikipédia alors qu’elle semble avoir écrit plusieurs romans, dont le premier publié chez Tallandier, un éditeur expérimenté.

Cette dame est morte en 2012 à 80 ans, laissant derrière elle quelques écrits assez difficiles à trouver.

Les enquêtes de Mélanie – T1 – Les mystères de Levens :

Une maison de retraite tenue par des sœurs, des pensionnaires tout ce qu’il y a de plus normal... et une nouvelle arrivante, du nom de Mélanie Planchet...

Qui a dit que rien ne pouvait se passer dans me maison de retraite ? Ce petit microcosme connaît lui aussi des imprévus, et Mélanie, qui craignait de s’ennuyer, va pouvoir agir, avec son énergie, sa perspicacité et sa jeunesse d’esprit... Car il se passe des choses étranges à Levens...

Mélanie Planchet, jeune retraitée septuagénaire, va jouer les détectives, une enjouée et sagace Miss Marple à la sauce normande, dans une région méridionale qu’elle va apprendre à aimer. Rien ne lui échappe, et l’on va bientôt avoir recours à elle pour retrouver un enfant disparu, arrêter un voleur de bijoux, mais surtout, redonner la paix à ce petit monde de retraités qui ont tous, ou presque, besoin des lumières, de la mémoire et de la jugeote de Madame Planchet.

Six épisodes, six enquêtes rudement menées par une pensionnaire de maison de retraite qui refuse de se laisser aller à la morosité et à la nonchalance. De façon vive, avec de l’humour, de la sagacité, Mélanie mène ses enquêtes avec tact, discrétion, pour le bonheur de son entourage...

Mélanie Planchet, une gentille et croyante septuagénaire, quitte sa Normandie pour aller dans une maison de retraite dans le midi afin de se rapprocher de son fils.

Là, elle va, par volonté d’aider son prochain, d’abord, par goût de l’enquête, ensuite, se lancer dans quelques menues investigations afin de rendre service aux pensionnaires de la maison de retraite.

Le lecteur suivra donc 6 courtes enquêtes dans lesquelles Mélanie va résoudre de petits mystères, grâce à sa mémoire et son sens de l’observation.

Pourquoi Madame Joubert a perdu son sourire ?

Où est passé Jean-Baptiste ?

Pourquoi des objets disparaissent dans la maison du frère de la pensionnaire aveugle ?

Le nouveau pensionnaire est-il un mythomane ?

Qui envoie des lettres à la belle-sœur du fils de Madame Planchet ?

Où est passée la boîte de l’ancien pensionnaire ?

Voici donc 6 petites questions auxquelles la gentille vieille dame va trouver la réponse assez facilement.

Que dire sur le contenu de ce recueil ?

Je pourrai me contenter d’étaler des adjectifs du genre « petit », « gentillet », « mignon ».

Car, oui, l’ensemble est gentillet, que ce soit les personnages, les intrigues, les investigations...

Amoureux des scènes gores et des dialogues crus, passez votre chemin, vous ne trouverez pas ici de quoi satisfaire vos attentes.

D’ailleurs, moi-même, qui apprécie beaucoup la littérature populaire du début du XXe siècle, qui n’est pas réputée pour son côté vulgaire, sanglant, violent... j’aurai pu être assez déçu de ces histoires... et pourtant.

Évidemment, je ne dirai pas que j’ai adoré ma lecture, qu’elle m’a enthousiasmé, mais je ne dirai pas plus que j’ai détesté (la preuve, j’ai n’ai pas abandonné ma lecture en cours de route contrairement aux nombreux romans récents qui ont fini par m’échapper des mains et il n’est pas dit que je ne me lance par un jour dans la lecture du second tome).

Il faut dire que ce recueil comporte quelques points positifs : il est court, et ses histoires se lisent en à peu près 30 minutes, ce qui est le temps que je peux consacrer à ma lecture ces derniers temps, juste avant de m’endormir, que les textes ne sont pas trop mal écrits et que les histoires sont empreintes d’un certain humanisme.

Pas besoin de se prendre la tête, donc, et si l’héroïne peut, quelque peu, agacer un athéiste convaincu comme je le suis, de par son côté cul-bénit, ce n’est en rien rédhibitoire et largement compensé par les points positifs énumérés au-dessus.

Pour finir, question style, passé les quelques répétitions (voulues ou non) qui ont tendance à retenir mon attention, il faut bien avouer que je n’ai rien trouvé d’autre à reprocher alors que j’étais pourtant parti sur un léger a priori négatif, redoutant de m’ennuyer du fait d’aventures polissées.

Au final, un recueil de petites enquêtes gentillettes, mignonettes, à déguster avec parcimonie.