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Et on retrouve le commissaire Benoit et toute son équipe dans « Lettres anonymes » 4e titre d’une série de 14 initialement parue sous la forme de fascicules de 12 pages, double colonne, contenant des récits de 10 000 à 12 000 mots en 1946 aux éditions Nicéa.

Le ou les auteurs qui se cachent derrière les pseudonymes Robert et Jean Grimey (ROBERT en majuscule, sur la couverture, laissant imaginer qu’il puisse s’agir d’un pseudonyme à lui seul et non d’un prénom à associer au patronyme Grimey) ne sont pas identifiés de nos jours.

Notons qu’il existe une autre collection « Les enquêtes du commissaire Benoit » aux éditions ERF, parue à peu près à la même époque (difficile à dire, les fascicules ne sont pas datés), développée par Henry Musnik sous pseudonyme (Gérard Dixe) et Jean D’arsanje.

Dans la série qui nous intéresse aujourd’hui, le commissaire Benoit est entré en guerre, dès le premier numéro, avec le mystérieux « Mondain » le chef d’une organisation criminelle, lutte qui durera toute la série.

LETTRES ANONYMES

Le commissaire BENOIT ne chôme pas ces derniers jours.

Il faut dire que sa lutte avec « le Mondain », le chef d’une terrible organisation criminelle, lui prend beaucoup de temps et d’énergie.

Aussi, quand un simple meurtre est perpétré dans l’immeuble de son jeune secrétaire Lissier, le commissaire BENOIT accepte de s’occuper de l’affaire. Mais confondre le coupable ne nécessite que quelques minutes.

La concierge du bâtiment lui demande, pendant qu’il est là, s’il peut aider une vieille locataire qui reçoit régulièrement des lettres de menaces de mort.

Une nouvelle fois, le policier ne tarde pas à percer ce mystère et, pour faire l’éducation de Lissier, l’amène, le lendemain, près de la boîte aux lettres d’où partent les courriers et lui démontre que la victime s’envoie les missives afin de se donner de l’importance.

Dans l’après-midi, quand Benoit se rend chez l’épistolière dans le but de la sermonner, il la retrouve morte…

Voilà déjà quelque temps que le commissaire Benoit est en lutte avec le Mondain. Cette guerre l’a conduit aux É.-U. où il a réussi à retrouver une bombe atomique volée.

De retour en France, le policier ne compte pas se reposer et décide de s’occuper d’une affaire anodine pour se changer les idées. Mais le crime est vite résolu et il enchaîne directement avec une autre affaire encore plus simple : une vieille dame qui s’envoie des lettres de menaces de mort pour mettre du piquant dans sa vie. Mais quand Benoit se rend chez elle pour la gronder, il la retrouve morte...

Pas de repos pour le commissaire Benoit ni pour ses hommes avec ce quatrième titre qui suit directement le précédent.

Dans un récit d’un peu moins de 11 000 mots, le ou les auteurs proposent aux lecteurs une aventure rythmée dans laquelle, malgré la grande concision, il arrive plein de choses aux héros : une enquête résolue, puis une seconde, puis un meurtre, résolu également, une course poursuite, une disparition, des changements d’identités, du grimage, encore des courses poursuites, des coups, des coups de feu, des blessés, des kidnappés...

Bref, pas le temps de s’ennuyer dans ce court roman dans lequel le commissaire Benoit va user autant de ses qualités physiques que de ses qualités mentales.

Son jeune secrétaire, Pierre Lissier, va encore subir les affres de l’enquête, c’est le métier qui rentre, comme dirait l’autre.

On retrouve donc les mêmes ingrédients que dans les épisodes précédents, des ingrédients qui, s’ils ne font pas de la série l’une des plus originales écrites, n’en font pas moins une série agréable à lire.

Au final, un bon épisode bien rythmé.