LEDCB06

« La faute du Mondain » est le sixième épisode de la série « Les enquêtes du commissaire Benoit » publiée en 1946, par les éditions Nicea sous la forme de 14 fascicules de 12 pages double-colonne (environ 10 000 mots).

Les auteurs de la série, Robert et Jean GRIMEY (ou ROBERT et Jean GRIMEY), des auteurs sur qui je n’ai strictement aucune information.

À noter qu’il ne faut pas confondre avec une série éponyme publiée aux éditions ERF à peu près à la même époque et développée par Gérard Dixe (pseudonyme de Henry Musnik) et Jean d’Arjanse.

LA FAUTE DU MONDAIN

Par une nuit pluvieuse, après une journée harassante, le commissaire BENOIT est accosté par un jeune homme.

Celui-ci réclame son assistance, car des faits étranges se produisent dans la propriété familiale, vers La Rochelle, depuis la mort de son père.

D’après la justice, le patriarche s’est suicidé. Le fils, lui, est persuadé qu’il s’agit d’un crime.

Le policier s’apprête à refuser l’invitation de son interlocuteur – comment pourrait-il justifier d’un déplacement aussi lointain sans raison solide ? – quand ce dernier lui tend une lettre. Elle émane d’un ancien coéquipier de BENOIT qui a pris récemment sa retraite pour aller se reposer sur la côte rochelaise.

À la lecture de la missive, les yeux du commissaire BENOIT s’illuminent : il assure son solliciteur qu’il se rendra chez lui dès le lendemain…

Le commissaire Benoit ne cesse (depuis déjà 5 épisodes) à arrêter l’avocat Gaulduys, un terrible chef d’une organisation criminelle qui se fait appeler Le Mondain.

Mais l’homme est intelligent et se salit rarement les mains.

Un soir, un jeune homme l’aborde sous la pluie pour lui demander son aide. Des choses étranges se déroulent dans sa propriété et, de plus, il est persuadé que la mort de son père, pour laquelle la justice a conclu à un suicide, est en fait un meurtre.

Mais Benoit ne peut ainsi se déplacer sans raison, mais quand le jeune homme lui tend une lettre de la personne qui lui a conseillé de venir voir le policier, qui est signée d’un ancien collègue de Benoit qui a pris récemment sa retraite, alors, le commissaire accepte de venir chez le jeune homme dès le lendemain.

Le commissaire Benoit, on le sait, n’a qu’une obsession : Le Mondain. Ce criminel intelligent et arrogant qui le défit sans cesse, et contre qui il n’arrive pas à trouver des preuves incriminantes.

Il le voit derrière tous les crimes, caché derrière chaque adversaire...

C’est une nouvelle fois dans cette optique que Benoit va chercher à savoir ce qui se déroule vers La Rochelle, persuadé d’y trouver la trace du Mondain.

Les auteurs reprennent les mêmes ingrédients avec cette lutte dantesque entre le policier et le criminel.

Une nouvelle fois, le rythme est suffisamment soutenu pour faire oublier la légèreté de l’intrigue (légèreté de toute façon inhérente au format très court du récit de 10 000 mots).

On retrouve les adjoints de Benoit, Tolday et Lissier, qui, comme souvent, vont se retrouver, l’un ou l’autre ou les deux, en danger.

Action plutôt que réflexion, l’épisode est au goût des précédents et si ce n’étaient deux petits passages qui sentent la taille à la hache pour entrer dans le moule, l’ensemble est plutôt bien maîtrisé, comme cela l’a été jusqu’à présent.

Certes, les personnages sont faiblement esquissés et un peu caricaturaux, mais voilà qui est nécessaire pour se permettre une concision nécessaire.

Pas de temps mort, une écriture plutôt agréable, des personnages aussi intéressants que peux le permettre ce genre de format, il ne manque pas grand-chose pour satisfaire le lecteur aguerri au format fasciculaire de quelques pages.

Au final, encore un bon épisode dont la fin promet un rebondissement dès le début du suivant.