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« Crime au théâtre » est le 8e épisode de la série « Les enquêtes du commissaire Benoit », initialement parue en 1946 sous la forme de 14 fascicules de 12 pages double-colonne contenant des récits d’environ 10 000 mots aux éditions Nicéa.

Les auteurs ? ROBERT et Jean Grimey ou Robert et Jean Grimey, en fonction de si on se réfère à la couverture ou à l’intérieur du livre.

Ainsi, il est impossible de savoir si ROBERT est un pseudonyme à part ou bien s’il s’agit de Robert Grimey.

Peu importe, on est habitué, dans la littérature populaire fasciculaire de l’époque à demeurer dans le flou avec les identités des auteurs.

« Les enquêtes du commissaire Benoit » (à ne pas confondre avec une série éponyme développée par Henry Musnik sous le pseudonyme de Gérard Dixe) nous conte les enquêtes... du commissaire Benoit (ah ouais ?), mais également de ses adjoints, son jeune secrétaire Lissier, l’inspecteur Tolday et, parfois, l’inspecteur Rousseleau.

Jusqu’à l’épisode 6, le commissaire Benoit luttait contre Le Mondain, un avocat gangster chef d’une bande de malfaiteurs internationaux. 

Dans l’épisode 6, Benoit parvenait à arrêter Le Mondain. 

L’enquête de l’épisode 7 avait encore un lien assez lointain avec le même Mondain.

Qu’en sera-t-il avec cette 8e enquête ???

CRIME AU THÉÂTRE

Le commissaire BENOIT a bien besoin de se changer les idées et de ne plus penser aux crimes et aux assassins qui composent son lot quotidien.

Il assiste à la dernière représentation d’une pièce de théâtre dont le premier rôle est tenu par son acteur préféré, Lucien Guyon.

À la fin d’une magnifique et retentissante scène de colère, Lucien Guyon s’écroule, épuisé, dans un fauteuil et se saisit d’un verre d’eau pour se remettre de l’émotion.

Mais, après avoir bu, le comédien grimace, tente de se relever, retombe et demeure le regard fixe et la bouche ouverte.

Le rideau se baisse, le spectacle est terminé. Lucien Guyon est mort empoisonné…

Une pièce de théâtre, un acteur qui meurt empoisonné sur scène. Mais le commissaire Benoit est dans la salle et commence immédiatement son enquête.

Le problème, l’acteur suscite la jalousie, tant d’autres acteurs, que de la part de sa femme et de ses nombreuses maîtresses. Si on ajoute le fait qu’un technicien a été viré sur la demande du défunt, la liste des suspects s’allonge rapidement.

Mais quand deux hommes s’accusent du crime, l’enquête devient très compliquée...

On retrouve donc le commissaire Benoit, aidé par le jeune Lissier, dans une enquête qui, pour une fois, n’a aucun lien, ni de près ni de loin, avec Le Mondain.

Les auteurs nous livrent un récit d’action et d’aventures policières dans la veine des précédentes enquêtes, réussissant en seulement 10 000 mots, à proposer de l’action, des rebondissements, des poursuites... de manière à ne jamais laisser le temps de s’ennuyer.

On pourra regretter, dans la version publiée en 1946, les quelques erreurs d’impression qui étaient pourtant plus rares chez cet éditeur que chez d’autres de ses confrères. Ainsi, deux trois bouts de phrases ne se trouvent pas à leur place, d’autres sont incomplètes, ce qui altère un peu (mais juste un peu) le plaisir de lecture. Heureusement, comme toujours, ces défauts sont corrigés dans la version numérique.

On retrouve donc avec plaisir le commissaire Benoit et le jeune Lissier (Tolday apparaît à peine) et l’on constatera encore une fois le courage et le bon cœur du commissaire qui n’hésite pas, dès qu’il le peut, à faire le bonheur de son prochain en plus d’arrêter les vilains.

Au final, encore un épisode plaisant à lire qui confirme les qualités de cette série.