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« Le manoir écarlate » est le 5e épisode de la série « Les enquêtes de Mary Lester », développée par Jean Failler.

Jean Failler est un auteur breton né en 1940 qui a écrit quelques romans historiques, une série jeunesse, mais qui a consacré principalement sa plume à conter les aventures de Mary Lester, une jeune policière travaillant en Bretagne et souvent dépêchée dans diverses villes de la région.

Le manoir écarlate :

ll y a, au cœur de l’Argoat, la Bretagne des bois par opposition à l’Armor, celle de la mer, un étrange château de briques rouges qui semble avoir été construit au prix d’un pacte avec le Diable. C’est dans ces montagnes Noires qui savent au gré du temps, être enchanteresses ou lugubres comme l’enfer, que Mary Lester vient enquêter sur la mort violente d’un conférencier au château. Crime rituel ? La mise en scène du cadavre pourrait le laisser croire, si une seconde mort ne venait endeuiller l’illustre assemblée des écrivains qui y font salon. Quel est donc ce meurtrier qui va et vient dans le domaine sans que la centaine de C.R.S. appelés en renfort par un élu pris de panique, paraisse le gêner le moins du monde ? Serait-ce un esprit, un insaisissable fantôme qui, au nom d’une mystérieuse malédiction venue du fond des âges, tue impitoyablement au « Manoir écarlate » ?

Un conférencier est mystérieusement assassiné à la sortie d’un gigantesque château, fierté de la commune. Trois balles groupées en pleine poitrine.

Mary Lester, sur la demande d’un élu, est dépêchée sur place pour enquêter. Elle va faire équipe avec la gendarmerie.

Mais tout est étrange, dans ce crime, tant la mise en scène dans laquelle a été retrouvé le corps que ces trois balles tirées par trois armes différentes, que le château, lui-même, que son gardien...

Et, comme le château est le lieu d’un salon littéraire, on peut craindre de nouvelles victimes...

Autre lieu, autre monde, autres mœurs, Jean Failler s’amuse à faire découvrir sa région, mais également les différentes strates de la société à travers les enquêtes de son héroïne.

Après s’être épanché sur les SDF, les chasseurs, les notables, les pêcheurs, c’est autour des écrivains maintenant.

Autant le dire tout de suite, Jean Failler n’épargne pas ses confrères à travers les portraits des écrivains qu’il met en avant. Que ce soit le conférencier que l’écrivain vedette de la région ou bien celui remportant le prix décerné lors du récit, tous font montre d’un orgueil, d’une prétention et d’un snobisme détestables avec, comme chef de file, la vedette de la plume qui se révèle un être détestable et cynique.

Si les lieux et le milieu changent, l’héroïne, elle aussi, semble évoluer.

En effet, on la découvre plus sûre d’elle, mais surtout plus impertinente que lors des précédents épisodes. Trop ? Peut-être tant le changement semble radical. 

Est-ce un changement durable, il faudra lire les épisodes suivants pour s’en assurer.

Pour ce qui est de l’intrigue, si le mystère entourant les morts est plutôt intéressant, sa résolution peut se révéler un peu décevante (notamment pour les trois armes).

Pour autant, l’histoire est plutôt mouvementée, rythmée, dénuée de temps mort pour assurer un bon moment de lecture.

Notons quelques moments d’humour, pour agrémenter le tout.

Au final, un épisode plaisant, mais surprenant par le changement de caractère de l’héroïne.