CouvIB05

« On a volé le secret de l’avion atomique » est la 5e aventure de l’inspecteur Paul Barre.

Ces aventures, au nombre de 8, se présentaient, en 1945 et 1946, sous la forme de fascicules de 16 pages contenant des récits d’un peu plus de 6 000 mots chacun, et publiés aux Éditions Populaires Monégasques.

Une partie des textes est signée Michel Cory, probablement un pseudonyme de l’auteur Maurice Coriem, tandis que le reste n’est pas signé.

L’inspecteur Paul Barre est un homme riche et cultivé, destiné aux plus hautes fonctions et naviguant dans les sphères mondaines, mais qui, par passion du mystère, a choisir de devenir policier de terrain.

De par son statut et ses relations, Paul Barre est un policier indépendant et respecté, d’autant qu’il performe dans son métier grâce à son intelligence, sa perspicacité et sa méthode.

ON A VOLÉ LE SECRET DE L’AVION ATOMIQUE

À la sortie de la Seconde Guerre mondiale, la France s’apprête à faire un grand pas dans la maîtrise de la fission de l’atome. La preuve en sera prochainement donnée avec les essais du premier avion atomique capable de voler à des vitesses fulgurantes pendant un laps de temps incroyable avec, pour seul carburant, un grain d’uranium.

Mais cette technologie suscite l’envie des puissances étrangères, notamment de l’Allemagne, un espion vient d’être arrêté grâce à l’habileté remarquable de l’inspecteur Paul BARRE.

Quand Paul BARRE se rend à la prison pour interroger l’individu, il trouve sa cellule vide, alors que celle-ci était sous la surveillance incessante d’un gardien de valeur…

L’inspecteur Paul Barre a permis de faire arrêter Krimm, un espion allemand qui convoitait les plans d’une invention française : un avion capable de voler durant un temps très long et à des vitesses incroyables avec, pour seul carburant, un grain d’uranium.

Quand Paul Barre se rend à la prison où est enfermé l’espion pour l’interroger, il découvre une cellule vide. Comment l’homme a-t-il pu s’échapper alors qu’un gardien sûr était devant sa porte sans quitter sa place une seconde et qu’il n’y a aucune autre issue ???

Dans cet épisode publié au début de l’année 1946, on retrouve une nouvelle fois (juste après le précédent épisode « Le fantôme de Taverny », l’inspecteur Paul Barre aux prises à une affaire d’espionnage.

La récente fin de la guerre inspirait vraisemblablement l’auteur d’autant que le sujet de cet épisode est la fission atomique [difficile, quand on n’a pas vécu à l’époque, de connaître l’impact des bombes lancées à Hiroshima et Nagasaki sur les citoyens du monde, notamment du côté des alliés. La nouvelle devait être présentée comme une grande avancée permettant une large victoire des Alliés, occultant toute l’horreur présente et celle à venir].

Paul Barre est donc chargé de protéger un prototype d’avion atomique convoité par les Allemands.

On retrouve ici un mystère, l’évasion du prisonnier d’une cellule gardée, mystère vite résolu puisque n’étant pas le cœur de l’épisode.

Il est à noter que cet épisode est un peu plus long que les précédents [un peu plus de 7 000 mots pour moins de 6 300].

Pour ce qui est de l’histoire elle-même, si ce n’est sur les exploits du prototype d’avion [exploits qu’aucun avion actuel ne serait capable de réaliser], l’ensemble n’est que très commun avec un mélange d’aventure, d’espionnage, de camouflages...

On est loin d’un récit épique, mais, dans ce format très court, l’auteur délivre ce qu’il peut et parvient à proposer un récit rythmé à défaut d’être exaltant avec tous les éléments inhérents aux genres abordés [mais en plus condensé].

Rien de bien d’exaltant, donc, mais peut-on espérer qu’un texte si court le soit ?

Au final, une petite aventure d’espionnage post seconde guerre mondiale qui évoque naïvement la fission atomique sous de bons aspects sans que la lecture en soit déplaisante.