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Le commissaire François est un personnage créé par Louis Rognoni et qui a vécu 6 enquêtes sous la forme de courts romans en 1959 aux éditions Arthème Fayard.

Louis Rognoni est principalement connu pour avoir coécrit le feuilleton radiophone de 740 épisodes « Bons baisers de partout » avec Pierre Dac.

Question littérature, on ne lui prête que la série des « Commissaire François » et un autre livre, « La Joncaille ».

Le commissaire François est toujours accompagné de son fidèle adjoint Piju.

L’abominable neige des hommes :

Un meurtre sur un bateau-mouche, deux témoins, le commissaire François et son adjoint Piju, un trafic de drogue international... Le commissaire François va être confronté à un monde qu’il ne connaît pas. 

Le commissaire François et Piju se trouvent sur un pont enjambant la Seine juste au moment où un bateau-mouche va passer dessous. Les deux hommes se penchent et aperçoivent, à travers la vitre du bateau, un homme s’écrouler une balle dans la tête puis un autre sortir sur le pont et jeter quelque chose à l’eau. Problème François et Piju ne sont pas d’accord sur ce qu’ils ont vu.

On retrouve donc le commissaire François et Piju dans une seconde enquête, enquête dans laquelle ils seront à la fois des deux côtés de la barrière, de celui des policiers et de celui des témoins.

L’enquête démontre rapidement que toutes les personnes installées autour de la victime ont des accointances avec le monde du trafic de drogue au point qu’on en vienne à soupçonner un rapport avec un trafic international.

Le commissaire François va donc être confronté avec une affaire qui dépasse ses compétences et va, du coup, le faire sortir de l’ambiance qui lui allait si bien dans le premier roman.

Effectivement, le commissaire François, tout comme le commissaire Maigret, s’épanouit dans les crimes à taille humaine, les meurtres naissant dans la misère, qu’elle soit affective ou sociale.

Or, le trafic international n’est pas propice à cette atmosphère si pesante, si prenante.

Du coup, le commissaire François n’étant pas à sa place, il y a comme un malaise dans l’esprit du lecteur durant tout le roman. Et ce, même si, dans le fond, le crime n’était pas celui que l’on croyait.

Au final, difficile pour le commissaire François de captiver pleinement le lecteur, celui-ci n’étant pas dans son domaine de compétence.