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La musique est une composante importante pour ne pas dire vitale de mon existence.

Non pas que je sois musicien moi-même (je me suis essayé à la guitare avec le succès d’un escargot affrontant Ussein Bolt) ni que je sois chanteur (moi, je ne chante pas sous la pluie, c’est la pluie qui me tombe dessus quand je me mets à chanter), mais je suis un grand auditeur de grande musique.

La Grande Musique, dans l’inconscient collectif ne peut être que la musique classique. Mais si le classicisme de la musique qui me réjouit l’ouïe est bien faite de cordes, ce ne sont pas celles des pianos et violons qui vibrent, mais celles des guitares électriques et des basses. Si les percussions sont présentes, ce ne sont point celles des cymbales, mais celles de la batterie…

Bref, pour moi, la Grande Musique est à chercher dans le Heavy Metal.

Si j’apprécie et écoute, parfois, tous les genres voisinant, partant du Rock et du Blues pour aller jusqu’au Death et au Trash, mon genre de prédilection demeure le Heavy Metal que certains nomment Hard Rock même si tous ne sont pas d’accord sur cette similitude.

J’ai découvert cette musique à l’adolescence à travers les groupes à succès de cette époque : Métallica, Guns N’ Roses, AC/DC, Scorpion, Iron Maiden, Helloween, Sépultura, Trust, Judas Priest, Megadeath...

Depuis, j’ai rarement pris goût à de nouveaux groupes exceptés, récemment, Gretta Van Fleet.

Mais, surtout, ces dernières années, je me suis plongé plutôt à la source, vers les mouvances et les groupes du début des années 1970.

Certes, j’écoutais déjà du Led Zeppelin et du Deep Purple, mais je me suis mis à redécouvrir des groupes comme UFO, Budgie, Frumpy, Ten Years After (dans un style plus blues), Yesterday and Today, Accept, Saxon, Free…

La musique est vitale, chez moi, au point d’en écouter dès le réveil et, parfois, avant de m’endormir. D’en écouter en écrivant mes chroniques, en travaillant et même, en écrivant mon dernier roman alors que, jusqu’à présent, j’avais besoin d’un silence complet pour cela.

Depuis des semaines, des mois, la playlist du matin était souvent composée de quelques groupes qui revenaient sans cesse : WASP, UFO et Uriah Heep.

Uriah Heep, un groupe anglais créé à la fin des années 1960.

Uriah Heep dont le succès jusqu’en 1976 tenait principalement sur les épaules du chanteur, David Byron et du claviériste guitariste, Ken Hensley.

Mais Ken Hensley était plus qu’un simple claviériste ou qu’un simple guitariste, c’était également un auteur, un compositeur, un interprète, un producteur et c’était, également ce que l’on appelle « une gueule ».

Combien de fois, ces derniers mois, sa voix résonna dans la maison, que ce soit pour interpréter « Lady in Black » ou d’autres chansons. Son clavier égaya les pièces au grand dam de mon chien (qui est une chienne), les cordes de sa guitare vibrèrent pour mon plus grand bonheur et, souvent, sa tronche s’affichait sur l’écran de ma télévision.

C’est donc avec une certaine émotion que j’ai appris sa mort, mercredi dernier, le 4 novembre 2020, à l’âge de 75 ans.

75 ans, c’est à la fois jeune et vieux, surtout pour un rockeur. Mais un rockeur ne meurt jamais, encore moins un hard rockeur.

Ken Hensley s’en est allé. Il est mort (car il ne reviendra pas). Mais sa musique demeure, son talent aussi, et sa gueule continuera à s’illuminer sur l’écran de ma télé encore très longtemps, son clavier à m’égayer, sa guitare à me réjouir, sa voix à m’envoûter.

Ken Hensley est mort !