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Petit résumé des épisodes précédents : La collection de fascicules de 32 pages « Les Grands détectives » des éditions Modernes, publiées dans la seconde moitié des années 1930 comprend 95 titres dont la grande majeure partie est signée Marcelle-Renée Noll, un pseudonyme de l’auteur Marcel Priollet qui fut l’un des grands piliers de la littérature populaire fasciculaire grâce à son immense production dans les genres à la mode à l’époque : aventure, sentimental, policier ou science-fiction.

L’auteur, qui signait ses œuvres de nombreux pseudonymes (R.M. de Nizerolles, René Valbreuse, Henry de Trémières, Gérard Dartis…) fit intervenir plusieurs personnages récurrents dans cette seule collection « Les Grands Détectives ».

Ainsi, à travers ces courts récits (entre 7 000 et 9 000 mots), on peut découvrir des enquêtes de Claude Prince, le détective radiesthésiste, de l’inspecteur Pessart, du détective Renard, de l’inspecteur Bob Rex… et il n’est pas rare que plusieurs de ses personnages apparaissent dans une même histoire.

« L’homme à la sacoche » fut le 18e titre de la collection et l’on y croise le détective Claude Prince.

L’HOMME À LA SACOCHE

À la suite d’un accident d’autocar en pleine montagne, Claude PRINCE, le célèbre détective radiesthésiste et ses compagnons de voyage sont contraints de trouver refuge dans une petite auberge.

Durant le repas, le tenancier se propose de leur raconter une énigme s’étant déroulée dans la région quand il était gamin :

« Le percepteur de l’époque, un homme intègre et insoupçonnable, disparut mystérieusement avec une sacoche contenant 180 000 francs. Nul ne sait ce qu’il est devenu. »

Intrigué par cette histoire, Claude PRINCE décide de rester dans le village quelques jours pour connaître le fin mot de l’affaire…

Une station forcée dans une auberge de montagne suite à un accident de car est l’occasion, pour Claude Prince, d’écouter l’aubergiste raconter une vieille histoire s’étant déroulée dans la région 40 ans auparavant. Un percepteur disparu un jour avec une sacoche contenant une petite fortune. Personne, depuis, ne sait ce qu’il est devenu, s’il a été victime d’un traquenard ou autre. Sa femme et ses enfants ont continué à vivre dans la misère après cette disparition.

Claude Prince, intrigué, d’autant que l’une des passagères du car est la petite-fille du percepteur, lui promet de faire la lumière sur l’affaire…

On retrouve donc une histoire de percepteur envolé avec l’argent qu’il était chargé de récolter (c’est le sujet de départ de « Le Pouce », la première enquête de Martin Numa, mais également d’un précédent titre de Marcel Priollet : « On a volé les millions de la Loterie Nationale ».

L’enquête de Claude Prince est réduite à sa portion congrue : un petit passage sur les lieux et hop, il a découvert le pot aux roses. Cependant, il lui aurait suffi de regarder la couverture d’origine du fascicule pour obtenir sa réponse. Effectivement, l’éditeur de l’époque a eu la bonne idée d’illustrer le récit avec la solution de l’intrigue. Déjà que les intrigues ne sont pas folichonnes dans ces petits fascicules… Heureusement, la réédition numérique répare cette erreur.

Pour le reste, comme les autres fascicules issus de cette collection, le but étant seulement d’occuper un petit moment de lecture, on ne va pas aller chercher plus loin. Sinon… sinon, on pourrait se demander comment, le cheval tirant la carriole du percepteur est retrouvé mort dans un ravin, laissant supputer que le percepteur a été victime d’une agression alors que, justement, les gens s’inquiètent de la disparition du percepteur en voyant son cheval revenir seul… [ouais, la relecture n’était pas de mise à cette époque où il fallait réduire les coûts et les temps de production]…

Au final, un petit récit dans la veine des précédents, ni pire ni meilleur.