MJ23

« Le gant rouge » est la 23e enquête du grand détective Marc Jordan.

« Marc Jordan, exploits surprenants du plus grand détective français » est une série de 62 fascicules de 32 pages, double colonne, contenant des récits indépendants d’environ 18 000 mots.

Cette série est née en 1907 pour surfer sur le succès, depuis quelques mois, des importations en Europe et en France des aventures du détective américain Nick Carter qui passionnaient les foules dans son pays depuis près de 20 ans.

Utilisant le même format de grands fascicules de 32 pages à la couverture illustrée, les deux collections font vivre des personnages très similaires : détective jeune, courageux, fort, intelligent, perspicace, aidé par de fidèles lieutenants et confrontés, parfois, à de diaboliques adversaires qu’ils combattront sur plusieurs épisodes.

L’auteur des Marc Jordan est non identifié puisque les fascicules ne sont pas signés.

Je pense rarement à préciser que toutes les couvertures de la série « Marc Jordan » sont toutes illustrées par Édouard Yrondy.

LE GANT ROUGE

Le marquis de Ravinet est découvert égorgé, au matin, par un domestique, dans le vestibule de son hôtel.

Les policiers chargés de l’enquête peinent à trouver des pistes.

Le mobile du meurtre ne semble pas être le vol, rien n’a été dérobé à la victime alors que celui-ci avait une grosse somme sur lui.

Décidé à voir son père vengé, le fils du marquis fait appel au grand détective Marc JORDAN afin d’identifier l’assassin.

Très vite, Marc JORDAN va réaliser que les de Ravinet, sous des dehors austères, ont une vie bien dissolue…

 Le marquis de Ravinet a été égorgé, chez lui, alors qu’il rentrait de son Cercle dans la nuit. Aucun autre indice qu’un gant gorgé de sang, mais, fausse piste, celui-ci appartient à la femme du marquis.

La police officielle piétinant, le jeune fils de 22 ans du marquis fait appel à Marc Jordan pour venger son père.

Rapidement, Marc Jordan obtient des informations sur le marquis qui contredisent son côté austère. Ce dernier aurait eu une maîtresse et allait souvent rendre visite à une diseuse de bonne aventure…

Dans le précédent épisode, le lecteur était content de retrouver Pépita la Rouge, non que celle-ci soit fréquentable, mais surtout parce qu’elle est un ennemi à la hauteur de notre héros.

Effectivement, si les épisodes contant la lutte entre Marc Jordan et ses lieutenants face à Pépita la Rouge et le comte Cazalès sont plaisants à lire, ceux qui voient notre détective confronté à de petits meurtres semblent bien fades.

Du coup, avec le titre de l’épisode du jour « Le gant rouge » et sachant que Pépita la Rouge était parvenu a échappé à Marc Jordan dans le précédent épisode, on était amené à penser que celle-ci serait logiquement présente dans celui-ci. Que nenni ! Fausse piste ! Pas de Pépita, pas de Cazalès, juste un meurtre sordide, mais somme toute assez banal, tout aussi banal que l’assassin et que son mobile.

Marc Jordan se retrouve à nouveau à enquêter sur une affaire qui n’est pas digne de son intérêt et, une nouvelle fois, l’intérêt du lecteur, lui, n’est pas à la hauteur de celui des grandes luttes précédentes.

L’épisode manque d’action et, du coup, de rythme ainsi que d’enjeu.

On se retrouve à lire un épisode qui n’est certes pas déplaisant malgré tout, mais qui n’est pas très emballant non plus.

Dommage pour nous.

Et, comme il y a peu, on en vient à espérer le retour du couple diabolique afin de redonner un peu de rythme et de risques aux aventures de Marc Jordan, le grand détective français dont les exploits, dans ce cas-là, ne sont pas très surprenants.

Au final, un épisode qui manque cruellement de piquant la faute à un crime sans réelle ambition.