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« La fille en question » est un roman de Jean-Pierre Ferrière, un auteur né en 1933 et qui  paru (le roman, pas l'auteur) dans la collection « La Chouette » des éditions Ditis en 1960.

Ce récit est la 6ème enquêtes des sœurs Berthe et Blanche Bodin, deux vieilles filles de plus de 70 ans, vivant ensembles, s'étant découvert la passion pour les enquêtes criminelles dans « Cadavres en soldes » après avoir dû découvrir l'identité du meurtrier des employés du grand Bazar dans lequel elles s'amusaient à commettre de petits attentats, la police pensant que le « terroriste » et l'assassin n'était qu'une seule et même personne.

Par la suite, elles vécurent 6 autres enquêtes dont « La fille en question » est l'avant-dernière.

Le roman du jour fait figure d'exception puisque le seul de la série dans le titre duquel le mot « cadavre » est absent (raison probable pour laquelle il n'apparaît pas dans les titres de la série listés dans Wikipédia). Le roman a été sous-titré « Cadavres sur ordonnance » et est paru en 1960, toujours dans la collection « La Chouette » des éditions Ditis.

La fille en question :

Daphné, la filleule des sœurs Bodin, s'apprête à épouser Michel, le neveu de la colonelle Piqué. Mais Daphné a peur de s'ennuyer avec son fiancé aussi est-elle heureuse d'apprendre que celui-ci la trompe avec Anita, l'infirmière incendiaire qui fait les gorges chaudes des commères de la ville et qui a la réputation de coucher avec tout ce qui bouge.

Irrémédiablement attiré par Anita, Daphné se rapproche de la jeune femme pour mieux la connaître.

Très vite les deux jeunes femmes se lient et Anita semble vouloir lui révèler quelque chose. N'ayant pas pu la joindre par téléphone, Daphné se rend chez l'infirmière et la découvre nue lardée de coups de couteaux...

Daphné, la filleule des sœurs Bodin, va se marier avec Michel, le neveu de la Colonelle Piqué. Mais Daphné craint une vie terne. Elle est attirée par Anita, la sulfureuse infirmière sujet de tous les ragots. Alors, quand Blanche et Berthe Bodin lui annoncent que Michel fricote avec Anna, loin d'être triste, elle se rejouit à l'idée que son homme se dévergonde et également d'avoir une raison d'approcher Anna.

Les deux femmes ne tardent pas à se rapprocher.

Un jour, Anna tente de contacter Daphné à la bibliothèque où elle travaille. Daphné oublie de la rappeler et, le soir, décide d'aller voir ce que l'infirmière avait de si important à lui dire. Chez Anna, elle trouve la porte ouverte. Elle entre et découvre Anna morte, poignardée, dans sa salle de bain...

Rien de spécifique à dire sur cet épisode qui se situe dans la lignée des précédents.

On remarquera que l'auteur se soucis peu de la continuité d'esprits de ses personnages puisque Daphné qui, dans l'épisode précédent, mourrait de jalousie quand Michel s'intéressait à une autre femme est là heureuse de savoir que celui-ci la trompe avec la belle Anna.

L'intrigue ne vole une nouvelle fois pas très haut, et est juste prétexte à mettre les deux sœurs en scène.

Et c'est l'espièglerie des deux frangines, qui se comportent comme des gamines, parfois, malgré leurs âges, qui fait tout le sel de l'épisode et de la série.

Pourtant, l'auteur nous propose une intrigue sentimentale en parallèle à celle policière, probable. Est-ce un plus ? Pour les âmes fleurs bleues, probablement. Pour les autres...

J.P Ferrière rate l'occasion de s'attarder sur deux sujets intéressants qu'il aborde : le puritanisme de son époque qui fait qu'une femme un peu volage est la cible de toutes les haines et qui pousse des gens prudes à manifester devant un cinéma proposant un film un peu trop sensuel au goût de certains. L'autre sujet, la perte d'un enfant et l'effet que ce drame peut avoir sur la mère.

Deux sujets déterminants dans le roman mais si superficiellement abordé ! Dommage ? Il aurait peut-être été difficile d'accorder le traitement de ces sujets avec le ton léger de la série...

Au final, un épisode dans la veine des précédents. Léger, amusant, simple..