md30085227013

Et voilà, les meilleures choses ont une fin… les mauvaises, aussi, d’ailleurs… aussi, il n’y a pas de raison que les choses sympathiques n’en aient pas une.

« Cadavres en location » est la 7e et dernière enquêtes des sœurs Bodin, Blanche et Berthe, deux vieilles filles septuagénaires vivant ensemble et ayant pour passion l’investigation et pour chance (qui n’est pas une chance pour tout le monde) que les gens ont la fâcheuse tendance de se faire assassiner autour d’elles.

L’auteur de la série est Jean-Pierre Ferrière, né en 1933 qui, au milieu des années 1950 sera contacté par Frédéric Ditis pour écrire des romans policiers pour sa collection « La Chouette ».

Ce sera tout d’abord « Cadavres en solde » l’histoire de deux vieilles sœurs qui cherchent à se venger du patron du Grand Bazar installé dans l’immeuble dans lequel elles sont nées et dont elles ont été chassées (mais parfaitement relogées).

Pour ce faire, elles commettent de petits attentats dans le magasin quand un employé est assassiné.

L’inspecteur chargé de l’affaire pensant que les attentats et le meurtre ont été commis par la même personne, les sœurs vont devoir enquêter pour s’innocenter.

Frédéric Ditis ne fut pas convaincu, mais devant la fermeté de l’auteur, décide d’éditer tout de même le roman. C’est un succès, 50 000 exemplaires vendus, des lecteurs écrivant pour demander une suite des aventures des vieilles filles…

6 enquêtes suivront entre 1957 et 1961.

Mais toutes les bonnes choses ont une fin.

Cadavres en location :

Berthe et Blanche s’ennuient dans leur appartement et décident donc de louer la chambre laissée vacante par le départ de Daphné pour Paris. Mais les choses se compliquent quand le locataire est assassiné dans la chambre. Le mystère ranime les sœurs Bodin qui se mettent alors à la chasse au criminel…

Daphné est partie à Paris avec Valéric et l’a épousé. Les sœurs s’ennuient, aussi, elles décident de louer la chambre de Daphné afin d’égayer leur quotidien. Elles seront comblées puisqu’un homme étrange, ne quittant jamais ses gants noirs, loue leur chambre qu’il ne quitte qu’à la nuit tombée.

Les deux sœurs trouvent leur locataire suspect, mais elles vont bientôt le trouver surtout mort dans son lit, tué à coups de poignard. La chose, pour elles, serait amusante, si Blanche n’avait pas retrouvé Berthe ensanglantée, un couteau à la main, lors d’une crise d’insomnie juste avant…

Pas le choix, pour innocenter Berthe, il faudra découvrir l’identité du meurtrier…

Voilà, dernier épisode de la série, qui ne dénotera guère des précédents si ce n’est, qu’encore une fois, l’auteur peine à se souvenir de ce qu’il a écrit dans les épisodes passés à propos de ses personnages secondaires puisque Valéric, le mari de Daphné, qui était peintre, est étrangement devenu sculpteur.

Bref, rien de nouveau sous le soleil, l’auteur utilise les mêmes recettes que dans les épisodes précédents et livre une petite intrigue qui ne vole pas bien haut, mais qui permet aux deux sœurs de jouer d’espièglerie, notamment pour se venger de leur vieille amie la Colonelle.

L’intrigue n’est guère complexe et permet encore aux frangines de suspecter à nouveau des connaissances et de mener leur petite enquête.

Loin d’être inoubliable, le roman se lit tout de même agréablement et ne décevra pas les lecteurs des autres aventures des deux vieilles filles.

Au final, loin de clore la série sous forme de l’apothéose ou du drame, auquel on pouvait s’attendre, ce dernier épisode se contente de reprendre les mêmes recettes sans réellement décevoir, mais, surtout, sans surprendre.